Matériaux du gros-œuvre
grès ; calcaire ; pierre de taille ; schiste ; appareil mixte
Matériaux de la couverture
ardoise
Typologie de plan
plan en croix latine
Description de l'élévation intérieure
3 vaisseaux
Typologie du couvrement
voûte en berceau plein-cintre ; coupole à trompes
Partie d'élévation extérieure
élévation ordonnancée
Typologie de la couverture
toit à longs pans ; appentis ; croupe ronde ; flèche polygonale ; flèche en maçonnerie
Emplacement, forme et structure de l'escalier
escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie
Commentaire descriptif de l'édifice
L'abbatiale Sainte-Foy de Conques appartient, avec Saint-Sernin de Toulouse et Saint-Jacques de Compostelle, au groupe très élaboré des églises de pèlerinage des 11e et 12e siècles. Construite sur un plan en croix latine, elle s'adapte au relief grâce à son volume ramassé. Elle présente une nef centrale courte avec deux collatéraux, et un large transept à l'est duquel sont disposés deux absidioles et un chevet avec déambulatoire et chapelles rayonnantes. Deux tours carrées flanquent le massif occidental. Une tour-lanterne, surmontée d'un clocher polygonal à égouts retroussés, marque la croisée du transept. Sur l'élévation du chevet, les différents niveaux de toitures traduisent la complexité de la structure interne. La construction est en appareil de pierre de taille, de grès jusqu'au niveau des chapelles, et de calcaire jaune au-dessus. A l'intérieur, la circulation est rendue aisée grâce au bas-côté qui fait le tour complet de l'édifice, relayé autour du choeur par le déambulatoire. Les voûtes en plein-cintre sont d'une hauteur exceptionnelle. Les jeux de lumière, rehaussés par les grisailles contemporaines de Pierre Soulages, mettent en valeur l'ordonnance romane rythmée de la nef, des tribunes et du déambulatoire. Différentes campagnes de construction peuvent être identifiés grâce aux changements de matériaux (appareils de grès rouge local, calcaire jaune de Lunel, schiste gris). Le décor porté est constitué de chapiteaux sculptés répartis sur le chevet, les croisillons du transept, les tribunes. L'oeuvre sculptée s'impose sur le portail occidental avec la représentation du Jugement Dernier sur le tympan, au-dessus de la double-porte d'entrée et dans l'abbatiale, par le groupe de l'Annonciation. Aménagé au midi, le cloître a perdu ses anciennes dispositions (galeries, salle capitulaire). Le bassin central, en serpentine verte, a été reconstitué. Sur le côté ouest, subsiste la salle du réfectoire. Côté est, s'élève le logis abbatial précédé par la Chapelle du Rosaire, dont le voûtement est orné de peintures murales (Tétramorphe) et le mur du choeur, du groupe sculpté de la Crucifixion. Le côté sud du cloître est occupé par le bâtiment récent qui abrite le trésor.
Technique du décor porté de l'édifice
sculpture ; vitrail ; peinture
Indexation iconographique
ornement figuré ; ornement végétal
Description de l'iconographie
Jugement Dernier ; Annonciation ; soldat ; entrelacs ; Tétramorphe
Commentaire d'usage régional
tympan sculpté ; église de pèlerinage à trois vaisseaux ; déambulatoire ; bas-côté ; tribune ; chapelle rayonnante
État de conservation
restauré
Date de l'enquête ou du récolement
2008