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Plateforme ouverte du patrimoine

Château

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château

Titre courant

Château

Localisation

Localisation

Occitanie ; Aveyron (12) ; Entraygues-sur-Truyère

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Aveyron

Canton

Entraygues-sur-Truyère

Références cadastrales

2014 AC 62, 63

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour ; terrasse en terre-plein

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 12e siècle (?) ; 13e siècle (?) ; 14e siècle (?) ; 3e quart 17e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1656

Commentaires concernant la datation

Porte la date

Description historique

Le premier château est sans doute le «castrum» mentionné dans la première moitié du 11e siècle par le «Livre des miracles de sainte Foy» : son emplacement ne serait pas celui du château bâti par le comte de Rodez Henri II sur le terroir du Pla acheté en 1278 (Ginisty, p. 25). Les informations dont nous disposons paraissent cependant contradictoires : la salle comtale aurait été bâtie sur l'emplacement d'un ancien donjon et se trouverait pourtant dans le château construit par Henri II. De fait la tour orientale, la tour Farnal, pourrait en grande partie dater de la seconde moitié du 12e siècle : l'achat du Pla en 1278 aurait donc permis d'agrandir l'édifice à partir de constructions existantes. La tour ouest, appelée «tour Panadèse» du nom des Panat, coseigneurs d'Entraygues auxquels elle appartenait, conserve une élévation en pierre de taille qui peut appartenir au 13e siècle. Le nouveau château serait achevé en 1290, et c'est dans l'escalier qu'est rédigée en 1292 la charte de franchises d'Entraygues (Ginisty, p. 49, 51). Le seul vestige de ce corps de logis serait son angle sud-est, où apparaît encore à l'étage le piédroit d'une porte. L'édifice a fait l'objet d'un dessin en 1555 et d'une description au 18e siècle, dans lesquels on peine à retrouver la construction qui nous est parvenue. Des lettres royales de 1379 ordonnent le rétablissement des «bastons et pannonceaux» du comte d'Armagnac, qui avaient été remplacés par ceux du roi (Ginisty, p. 80). La ville est prise par les protestants en 1588, et le château est incendié, provoquant la destruction de l'une des tours (Ginisty, p. 148). Puis en 1604, c'est un arrêt du Parlement qui ordonne la confiscation des biens de noble Raymond de Vialar, seigneur d'Entraygues, et la destruction du château qui est rasé à l'exception des deux tours (Ginisty, p. 151-152). Après une longue procédure, Raymond de Montvallat obtient du roi, en 1624, de rentrer en possession de la seigneurie d'Entraygues qu'il tenait de sa mère Paule de Vialar (Ginisty, p. 161). Le château est reconstruit par Henri II de Montvallat de 1654 à 1656, date inscrite sur la porte du corps de logis (Ginisty, p. 50, 166-167). Les Montvallat restent seigneurs et comtes d'Entraygues jusqu'à la Révolution (Al Canton, p. 14). En 1781, le château, qui n'est plus habité que par le concierge, comprend grange, basse-cour et jardin (Ginisty, p. 208) ; à la Révolution, il est vendu comme bien national en deux lots acquis par Rigal et Boubal, celui-ci mutilant les armoiries de la ville et du comte qui se trouvaient sur la porte (Ginisty, p. 229, 242).

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granite ; enduit ; moellon ; pierre de taille

Matériaux de la couverture

Pierre en couverture

Description de l'élévation intérieure

3 étages carrés

Typologie de couverture

Toit à longs pans ; toit en pavillon ; croupe

Commentaire descriptif de l'édifice

Le château comptait trois tours : la tour Farnal, à l'est, et la tour Panadèse, à l'ouest, et une troisième démolie au 16e siècle (Miquel, p. 106), correspondant à trois coseigneurs. La tour Farnal, peut-être le donjon des comtes de Rodez, est bâtie en moellons équarris régulièrement assisés ; elle conserve dans son élévation nord, au premier étage, une porte couverte d'un arc dont le tracé est proche du plein-cintre, et un baie en fente sous un arc en plein-cintre dans son élévation sud. La tour Panadèse, des seigneurs de Panat, a été en grande partie reconstruite (c'est peut-être la tour détruite par l'incendie de 1588) : elle conserve une partie de son élévation nord, en pierre de taille, avec une porte à arc brisé et tore sur l'angle, et dans son élévation ouest, à l'étage, le piédroit et le départ de l'arc d'une autre baie. Les consoles des mâchicoulis disparus qui couronnent les deux tours sont peut-être tardives. Du logis médiéval, où se trouvait sans doute la salle comtale, ne semble subsister que l'angle sud-est. Sur la cour, la porte de 1656 est à bossages et entablement à métopes et triglyphes sous un fronton brisé triangulaire.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Bucrane

Description de l'iconographie

Des bucranes ornent les métopes de la frise de la porte du logis.

Protection et label

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2013

Date de rédaction de la notice

2015

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Scellès Maurice

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47

Vue d'ensemble depuis le sud-ouest.
Vue d'ensemble depuis le sud-ouest.
(c) Inventaire général Région Occitanie
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