POP

Plateforme ouverte du patrimoine

Château de Fontanges

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château

Appellation d'usage

Fontanges

Titre courant

Château de Fontanges

Localisation

Localisation

Occitanie ; Aveyron (12) ; Onet-le-Château

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Rodez agglomération

Canton

Rodez nord

Lieu-dit

Fontanges

Références cadastrales

1810 P 12, 14 à 16 ; 2010 AW 10, 152, 153

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Limite 16e siècle 17e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1591 ; 1595 ; 1596 ; 1597 ; 1605

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Austry Raymond d' (commanditaire)

Description historique

Fontanges est connu comme fief noble depuis le début du 14e siècle. Son état actuel témoigne de l'entière réédification du château au tournant des 16e et 17e siècles par Raymond d'Austry. Lors de ces travaux, Raymond fît raser le logis qu'avait fait édifier son père Jacques, vraisemblablement au milieu du 16e siècle, alors qu'il venait d'acheter le domaine. Les étapes du programme entrepris par Raymond entre 1590 et 1605 sont précisément rapportées par celui-ci dans son livre de raison. En 1590, Raymond fait d'abord élever la "haute tour de cinq étages", que l'on reconnaît entre l'avant-cour et la cour. L'année suivante une deuxième tour est édifiée "vers Floirac". En 1595, il fait construire le four et son fournil. En 1596 et 1597, il fait enfin édifier le logis, soit "la grand crotte, salle et tour". Le chantier prend fin en 1605 avec l'édification d'une petite maison, près d'un escalier en vis et d'une grange, certainement la maison du métayer, au Nord, avec les communs. Le château a subi ensuite plusieurs remaniements dont seuls les plus récents changèrent sa configuration générale. En effet, un petit cabinet fut d'abord ajouté, à une date indéterminée (après le début du 18e siècle selon les textes), entre le logis et la galerie, mais sans altérer les formes de la demeure. La partie centrale fut par contre largement remaniée au 19e siècle ou dans la première moitié du 20e siècle, des photographies du milieu de ce siècle la montre déjà dans son état actuel. Le mur sud de la maison du métayer a également été remonté à une période contemporaine. Enfin, à la fin des années 1970, d'importants travaux destinés à transformer la propriété en un établissement hôtelier en modifièrent la distribution et l'aménagement intérieur, masquant notamment les peintures murales de la galerie et déplaçant des éléments comme la porte d'entrée ou encore la cheminée de l'ancienne salle, réemployée dans l'ancienne chambre (aujourd'hui le bar).

Description

Matériaux du gros-œuvre

Grès ; moellon

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan rectangulaire régulier

Description de l'élévation intérieure

2 étages carrés ; étage de comble

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie ; escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie ; escalier de distribution extérieur : escalier symétrique, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Le château de Fontanges se trouve en contrebas de Rodez, sur la route menant dans le vallon de Marcillac. La demeure fut édifiée sur une assiette vraisemblablement creusée contre le causse, à l'ouest, et cantonnée de talus sur ses autres côtés. Elle était également ceinte d'un mur sur tout son pourtour. Deux portails y donnaient accès. Le premier, côté jardins, au sud, consistait en une large baie couverte par un arc en plein-cintre et à l'encadrement chanfreiné. Le second portail a disparu, mais ses traces d'arrachements sont néanmoins visibles entre la tour centrale et le pavillon carré qui flanque le logis. Les bouches à feu, visibles dans la maçonnerie de la tour centrale et dans les ruines d'une seconde tour, située juste après, à l'angle nord-est de la cour, témoignent de la fonction défensive de l'édifice. Toute la partie nord de l'ensemble bâti était dévolue à l'exploitation agricole. Deux ailes de communs, dans l'avant-cour et dans la cour, flanquent la maison du métayer. Elles contenaient les étables, les granges, probablement par-dessus, ainsi que la fromagerie. La tour de l'escalier, à l'arrière, pouvait être surmontée d'un pigeonnier, celui-ci apparaît en effet à plusieurs reprises dans les textes. De plan massé, la maison du métayer est construite toute en moellons de grès. Son principal ornement consiste dans l'encadrement mouluré de ses ouvertures, le plus souvent un chanfrein reposant sur des congés biais. Sa distribution est assurée à l'arrière, par un escalier en vis dans une tour. Elle est couverte, comme les communs qui l'encadrent, d'un toit à deux versants revêtus de lauze posée en écaille. Seule la tour de l'escalier est couverte d'un appentis. L'intérieur de la maison du métayer a conservé quelques éléments de son ancien aménagement domestique, notamment dans la pièce centrale de l'étage où se trouvent un potager ainsi qu'une cheminée. Le logis occupe le côté méridional de la cour, une galerie le prolonge jusque dans l'avant-cour. L'accès au logis se faisait peut être au rez-de-chaussée par la porte qui est désormais située à l'étage. Placée alors plus à gauche, vers la cuisine, elle pouvait faire suite à un escalier droit en maçonnerie et ouvrait sur la chambre. Flanquée de pilastres, elle est surmontée d'un entablement. Un second accès au logis était possible cette fois depuis les jardins. Il consistait en un escalier à double volée convergente, reliant la terrasse à la salle, au centre du logis. Celui-ci était entièrement dévolu à la résidence et au plaisir de la villégiature. Le rez-de-chaussée de la galerie, était occupé par les communs, seule la pièce celle la plus à l'est a pu être aménagé en nymphé. Elle abritait le système hydraulique qui alimentait les jeux d'eaux du jardin. Dans la partie ouest, on trouvait des chambres et la chapelle. A l'étage, la cuisine occupait l'espace du pavillon. A sa suite se trouvait la chambre, encadrée à l'ouest de la salle et d'une chambre, à l'est de la galerie, terminée par un cabinet. La chambre et la galerie, largement ouvertes, offraient de belles vues sur le jardin que des figures allégoriques, peintes en trompe l'oeil, probablement sur le mur nord de la galerie, prolongeaient en quelque sorte à intérieur. Fleurs, arabesques et motifs géométriques ornaient les solives des plafonds de chacune de ces deux pièces ajoutant à cette illusion d'une "nature des dedans". Mais le jardin constituait le véritable lieu d'émerveillement de Fontanges. Organisé en petits espaces distincts : parterre, potager, verger et vignes, selon une manière traditionnelle, il surprenait aussi par des oeuvres sculptées remarquables. Ainsi un Mercure de Bronze rappelait, au centre de la fontaine, l'origine marchande de la fortune des Austry, et un cadran solaire à quatorze faces, monté sur un piédestal, devait également surprendre le visiteur. La grande allée centrale qui le traversait, la terrasse qui, bordant le logis, ménageait encore sa vue, et son aménagement mobilier par de multiples cabinets, traduisaient déjà les préoccupations qui devaient bientôt régir le jardin à la française.

Technique du décor des immeubles par nature

Peinture ; sculpture

Indexation iconographique normalisée

Pilastre ; armoiries ; losange ; entrelacs

Description de l'iconographie

Les armoiries qui figurent sur la cheminée de l'ancienne grande salle et sur celle de la cuisine, sont les armoiries de la famille d'Austry, qui portait écartelé : au 1, d'azur au chevron d'or accompagné en pointe d'une autruche d'argent tenant en son bec un rameau d'olivier du même ; au 2, de gueules au lion d'or ; au 3, d'or à trois oiseaux de sable posés 2 et 1 ; au 4, d'azur à l'aquilon d'or. L'autruche et l'aquilon, qui peuvent être traduits respectivement par "strutio" et "auster" en latin, ont été interprétés par certains auteurs (le chanoine A. Debat), comme les éléments d'armoiries parlantes évoquant phonétiquement le patronyme de la famille.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2010

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Lourgant Julie

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47

Vue d'ensemble depuis l'ouest, la cour.
Vue d'ensemble depuis l'ouest, la cour.
(c) Rodez agglomération ; (c) Inventaire général Région Occitanie
Voir la notice image