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POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune de Sens-Beaujeu
présentation de la commune de Sens-Beaujeu





Référence de la notice
IA18001012
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
6 décembre 2008
Date de dernière modification de la notice
8 septembre 2020
Rédacteur de la notice
Chazelle Annie
Mentions légales
© Conseil général du Cher, DADP, Service patrimoine ; © Région Centre - Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune de Sens-Beaujeu
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Centre-Val de Loire ; Cher (18) ; Sens-Beaujeu
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Sancerre
Historique de l'édifice
Description historique
Des vestiges archéologiques, découverts au 19e siècle au lieu-dit les Machins, attestent la présence d'une villa gallo-romaine aux abords du tracé probable d'une voie reliant Saint-Thibault à Neung-sur-Beuvron. Des traces de construction romaine ont également été mises au jour à proximité du bourg de Sens. L'histoire de cette paroisse est liée à celle de la famille de Sully, puissante famille du Berry au 10e siècle : une motte de vastes dimensions, encore visible sur le site appelé actuellement le Château de la Motte, a probablement été le siège primitif d'une seigneurie. Ce site porta d'ailleurs le nom de Motte-Sully jusqu'en 1280 lorsque Eudes III de Seuly devint seigneur de Beaujeu ; ses terres s'étendaient alors sur les paroisses de Sens, La Chapelotte et Neuilly-en-Sancerre. Sur cette dernière, il fit édifier un château ( site actuel du vieux Beaujeu) ; la seigneurie de Beaujeu était alors dans la mouvance de la baronnie de la Chapelle d'Angillon. En 1556, Jean- Dumesnil-Simon, nouveau seigneur du lieu, déplacera le siège de sa seigneurie sur la paroisse de Sens en faisant construire une imposante demeure au bord de la Sauldre. Le nom de Beaujeu est alors attaché à celui de Sens. La présence de cette châtellenie, dont dépendaient de nombreux fiefs, attira une population de notables et d'officiers dans le bourg de Sens. Le territoire bénéficiait également de ressources naturelles variées : l'abondance des bois et de l'eau assurent le fonctionnement de 6 moulins dont l'un d'entre eux est attesté depuis le 13e siècle ; la diversité des sols, riches en pierre à chaux, argile, marne et sable permettent l'installation de tuileries et de fours à chaux ; la présence de fer, transporté vers les forges d'Ivoy-le-Pré, contribuent également à fixer une population d'artisans et de manuvres. Ainsi s'explique la relative prospérité d'un territoire pourtant essentiellement agricole. Ce n'est qu'en janvier 1790, lors de la création des communes, qu'elle prit officiellement le nom de Sens-Beaujeu. Plus peuplée que les communes limitrophes Sens -Beaujeu fut d'ailleurs un temps chef lieu de canton. Au 1er quart du 19e siècle, la reconstruction du château par la famille de Pommereau (alliée au comte de Chabrol-Crousol, ministre de la Marine et des finances sous Charles X) attira commerce et artisanat. Pourvue en prés naturels, la commune comptait en 1862 un cheptel bovin de près de 700 têtes et la plus grande superficie de terres cultivées du canton ; sa population atteignait d'ailleurs près de 1500 habitants. Si Sens-Beaujeu fut peu touchée par la crise viticole de la fin du 19e siècle, l'exode rural et les deux guerres mondiales l'ont privée de plus de 1000 habitants en un siècle. Le remembrement foncier dans les années 70 a supprimé plus du quart des exploitations agricoles en quelques décennies et l'arrachage de plus de 200 kilomètres de haies à modifier son paysage. Sens-Beaujeu reste une commune agricole, vouée à la polyculture ; une douzaine d'exploitations ont axé leur production sur l'élevage de vaches charolaises et de vaches laitières ; 3 fermes possèdent un important troupeau caprin, avec production de fromage de chèvre (en AOC Chavignol pour l'une d'entre elle). C'est une des rares communes du canton dont la population augmente entre 1999 et 2002, sans atteindre toutefois la densité des communes viticoles alentours.