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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune de Bannay
présentation de la commune de Bannay






Référence de la notice
IA18001046
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
6 décembre 2008
Date de dernière modification de la notice
8 septembre 2020
Rédacteur de la notice
Chazelle Annie ; de Buhren Nathalie
Mentions légales
© Conseil général du Cher, DADP, Service patrimoine ; © Région Centre - Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune de Bannay
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Centre-Val de Loire ; Cher (18) ; Bannay
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Sancerre
Historique de l'édifice
Description historique
Les sites d'implantation gallo-romaine sont nombreux (Bois de Charnes, la Motte, Monte-Conor, le Rochoir) , mais le plus exceptionnel est situé au sud du bourg actuel près de l'école. Ce sont les vestiges de l'antique "Balneum" (fouilles d'une importante villa dans les années 1970 ). Si les origines de la paroisse de Bannay et l'histoire de ses fiefs sont mal connues, la fondation par Etienne de Sancerre du prieuré Grandmontain de Charnes est bien attestée en 1167 et confirmée par l'abbé de Saint-Satur en 1173. Dès le 13e siècle, une partie du Bois de Charnes comme la Garenne située sur "l'île Mineure", sont des réserves de chasse des comtes de Sancerre. Autre source de revenu pour les comtes : la vente des bois qui, au 14e siècle, contribuera au financement des troupes pour mener la guerre contre les Anglais. En 1562, les protestants ruinent l'église paroissiale et le prieuré de Charnes : celui-ci ne sera jamais relevé. La première mention connue de la paroisse Saint-Julien de Bannay date quant à elle de 1261 : elle est sous le patronage du chapitre de Saint-Martin-de-Tours ("Banneyum"). La paroisse est affranchie en 1298 par Etienne, comte de Sancerre, et annexée au comté en 1467. L'église Saint-Julien et les terres que le chapitre de Saint-Martin-de-Tours possède à Bannay, ainsi que le fief de Mont-Beaufray (Beaufroid) , mouvant du comté de Sancerre, sont vendus à Jean de Givry, officier de François Ier, au début du 16e siècle. La famille de Givry acquiert également le fief de la Grande Maison, mouvant de la Châtellenie des Aix d'Angillon, en 1660. Le fief de Bussy, dont l'origine remonte peut-être au 15e siècle (garde écossaise de Charles VII) , appartient, en 1735, à la famille Jolly de Bussy, seigneur de Marton, Monte-Conor et autres lieux. Outre les fiefs et domaines, propriétés seigneuriales, sept villages regroupent la population de la paroisse. Le nombre d'habitants reste pourtant très faible : à la fin du 18e siècle Bannay fait partie des paroisses les moins densément peuplées du comté (un peu moins de 4 habitants au km²). Le niveau de vie est néanmoins très médiocre et il faut attendre le milieu du 19e siècle pour assister à une réelle évolution. Bannay subit alors des transformations profondes : l'aménagement de la route départementale 955 entre 1820 et 1840, associé au percement du canal latéral à la Loire, mis en service en 1838, et la création de la ligne de chemin de fer Bourges-Cosne-sur-Loire, terminée en 1893. La nouvelle route sera construite le long du canal latéral à la Loire, délaissant le tracé du "grand chemin de Sancerre à Léré" qui passait par le gué du Rochoir (sur le Ru) , le Beaufroid, le bourg, Boisrond, les Chigots et Bussy. Le canal latéral à la Loire prendra le relais de la navigation sur le fleuve qui cessera dans les années 1840. Sa construction contribuera à l'essor économique de la commune (cf. dossier inventaire IA18000627) : sa population totale passera de 644 habitants en 1831 à 946 en 1861. Cette croissance démographique atteint son point culminant en 1891 avec 1332 habitants. Si l'éparpillement géographique de la population a pu être un obstacle à l'essor de Bannay jusque dans les années 1970, les 785 habitants bénéficient aujourd'hui d'une qualité de vie dont le dynamisme associatif et le nombre de résidences secondaires (18% du parc immobilier) sont les illustrations.