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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinesynthèse sur les sites d'écluse du canal de Bourgogne (canal de Bourgogne)
synthèse sur les sites d'écluse du canal de Bourgogne (canal de Bourgogne)





Référence de la notice
IA21004059
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
9 mars 2016
Date de dernière modification de la notice
21 septembre 2020
Rédacteur de la notice
Lestienne Cécile ; Malherbe Virginie ; Lallement Aurélie
Mentions légales
© Région Bourgogne - Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
synthèse sur les sites d'écluse du canal de Bourgogne (canal de Bourgogne)
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
site d'écluse
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Bourgogne-Franche-Comté ; Côte-d'Or (21)
Précision sur la localisation
oeuvre située en partie sur le département : 89 ; Anciennement région de : Bourgogne
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Bourgogne
Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice
canal de Bourgogne
Historique de l'édifice
Auteur de l'édifice
Description historique
Il faut noter que tous les ouvrages techniques mis en uvre sur le canal de Bourgogne ont été élaborés longtemps avant sa réalisation. On en trouve lexemple dans les planches de Bélidor (Architecture hydraulique, 1739) : écluse à sas (planche XLIV, T II) ; écluse à vanne et déchargeoir pour lalimentation et le réglage du débit dun canal de navigation (planche L, T II). Pour le versant Yonne, financé par lEtat, Perronet a donné un ensemble de dessins pour une "description des projets [
] du canal de Bourgogne" (Perronet et Chézy, 1783) dont aucun na été réalisé. Cependant, un plan et élévation dune écluse (Planche XLVI) en brique et pierre montre une inspiration savante réutilisée pour les deux maisons les plus anciennes du canal à Brienon-sur-Armançon, pour le pont sur la dernière écluse avant lYonne à Migennes et pour quelques sas, entièrement en brique, entre Migennes et Brienon. Les dessins de Gauthey (1784) pour le versant Saône (Dijon-Saint-Jean-de-Losne) montrent un sas en pierre avec un aqueduc de sortie. Ces deux projets contemporains montrent deux écoles de pensée : Perronet relève encore dune conception très architecturale de la première moitié du XVIIIe siècle, tandis que Gauthey est davantage un technicien, pur produit de lEcole des Ponts-et-Chaussées. La construction des sites décluse séchelonnent sur plusieurs étapes : elle suit louverture progressive des différents tronçons du canal. En 1808, la partie Dijon / Saint-Jean-de-Losne est ouverte à la navigation. En 1813, ouverture du tronçon Dijon / Pont-de-Pany. En 1822, ouverture du tronçon Migennes/Tonnerre. En 1832, ouverture du tronçon Pont-de-Pany/Tonnerre. 58 écluses auraient ainsi été réalisées avant 1822. Les 131 autres par la suite. Un certain nombre de prescriptions sont avancées par les ingénieurs à loccasion de la reprise du chantier en 1822 : ainsi, lingénieur Bonnetat, dans un Devis général pour les travaux du canal de Bourgogne de 1826, préconise lutilisation du chêne pour les portes décluse et les coussinets des buscs des écluses. Entre 1878 et 1882, suite à la loi dite Freycinet, tous les sas décluse sont allongés pour faire passer des péniches à plus grande capacité. Daprès Henri Bazin, Notice sur lallongement des écluses, les travaux sont « entrepris en vertu de la loi du 13 juillet 1878, [et] terminés en 1882 ». Ils consistent en lallongement du sas, lexhaussement et la restauration des bajoyers de la partie conservée ou labaissement du radier pour augmenter le tirant deau. Enfin, des travaux de remplacement, de modification et de restauration des portes décluse sont aussi mis en uvre. Lallongement peut se faire en parement de moellons ou de briques. Quand le pont sur écluse se trouve en aval, lallongement se fait par lamont, et vice-versa. Un aqueduc latéral au sas est par ailleurs installé sur tous les sites décluse. Les ingénieurs responsables des travaux entre 1878 et 1882 sont Macquery, Mauris et Laurent. Ils sont secondés par des conducteurs qui dirigeaient les travaux sur 4 écluses. En 1882, daprès le rapport de linspecteur général, 134 écluses sur 189 sont allongées (Archives nationales, F14, 13037).