Chai ; salle de spectacle ; cinéma
Salle H. de Bahezre, actuellementcinema Nuiton
Chai puis salle de spectacle (salle H. de Bahezre), actuellement cinéma Nuiton
Bourgogne ; Côte-d'Or (21) ; Nuits-Saint-Georges ; 5 rue Thurot
Climats du vignoble de Bourgogne
Thurot (rue) 5
2021 AR 359
En ville
19e siècle
2e quart 20e siècle ; 1er quart 21e siècle
Daté par source ; daté par tradition orale
Attribution par source ; attribution par tradition orale ; signature ; attribution par travaux historiques
Le plan cadastral de 1827 figure deux bâtiments sur la parcelle G 841. Celui au sud, vraisemblablement reconstruit après 1827, est décrit en 1897 comme un "magasin" (de 27,45 m x 10,11 m) surmontant une grande cave ; celui au nord est une habitation accompagnée de dépendances. La propriété est achetée par la Ville en 1905 à Henri de Bahèzre, le magasin (entrepôt) étant loué depuis juin 1891 à un négociant en vins. Le bâtiment au nord est détruit pour céder la place à une école de garçons, dont la construction est stoppée par le Première Guerre mondiale. Le projet qui redémarre en 1926, sous la houlette de l'architecte Ch. Javelle (agence Javelle et Parizot, 64 rue Jean-Jacques Rousseau, Dijon), intègre l'entrepôt "pour l'affecter de façon définitive à une salle pour les oeuvres post-scolaires", ce qui permettrait d'éviter la dépense de "sommes assez considérables pour installer avec beaucoup de difficultés, tantôt sur un point, tantôt sur un autre, des concerts et autres fêtes" (séance du conseil municipal du 22 avril 1926). De plus, "le Cinéma, nouvelle force d'éducation populaire, pourra y être installé". Le bâtiment est agrandi vers l'est, pour faire jonction avec l'école, par l'entrepreneur dijonnais Félix Croze (25 rue Charles Poisot). D'une capacité de 715 places assises, il comprend un parterre (450 places), un balcon (265 places) et une scène (dans l'extension), dont les décors sont l'oeuvre d'Ernest Porcherot (32 rue de Montchapet, Dijon) ; la cabine de projection est aménagée dans l'arrière-scène, derrière le rideau de fond, la projection s'effectuant face à la salle sur un écran transparent (de 3,50 x 4,50 m). Les gros travaux s'achèvent en 1930 par la décoration de la façade : l'enseigne et les vitraux proposés par Defrance et Thénot (14 rue Faidherbe, Dijon) ne sont pas retenus, ils sont remplacés par un décor de mosaïque de Drupt (certainement Ulysse Drupt, à Dijon). Par la suite, le cinéma est loué à un exploitant privé, qui doit le laisser gracieusement à disposition des sociétés locales et des oeuvres post-scolaires une vingtaine de jours par an, et le sous-sol (le "Caveau Nuiton") est, à partir du 16 novembre 1934, occupé par la Confrérie des Chevaliers du Tastevin. Des travaux sont effectués en 1948 (reconstruction de la cabine, achat d'appareils de projection 35 mm Etoile-Film à Lyon, etc.), en 1960 (rénovation de la salle et remplacement des fauteuils), en 1974 (fermeture de la scène par une cloison)... Le cinéma Nuiton, dirigé par André David et comptant 550 places en 1970, ferme en 1976. Repris par la Maison des Jeunes et de la Culture, créée en 1967, il fait l'objet de travaux sous la direction de l'architecte d'intérieur Roland Piau (73 rue Victor Puiseux, Lons-le-Saunier) et rouvre ses portes le 24 octobre 1984. L'aménagement de la cabine de projection, équipée d'un projecteur Strong Highlight de 1984 (Strong International, Toledo, Ohio), date-t-il de cette époque ? En novembre 2008, le bâtiment est orné sur sa façade latérale gauche d'une peinture évoquant le cinéma, due au peintre beaunois Alexis Laronze. Dernière rénovation en date : celle du premier semestre 2021 par l'atelier Correia Architectes et Associés (7 place de la République, Saulieu), touchant l'accueil et la salle (modification de la pente, remise en état du plateau, etc.), la jauge passant alors de 252 à 207 fauteuils. La MJC (3,5 permanents, 35 personnes à l'animation, 700 à 800 adhérents) poursuit l'exploitation du cinéma et du Caveau Nuiton, qui sert actuellement de salle de sport (tir à l'arc). L'équipement comprend, outre le projecteur argentique Strong, un projecteur numérique NEC NC2000C installé en 2018.
Calcaire ; moellon ; enduit
Tuile mécanique
Sous-sol ; en rez-de-chaussée
Voûte en berceau segmentaire
Toit à longs pans pignon découvert ; pignon couvert ; noue ; toit à un pan
Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie ; escalier hors-oeuvre : escalier droit, en maçonnerie ; escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie ; escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie
Le bâtiment, aux murs de moellons calcaires enduits, est en rez-de-chaussée au-dessus d'un sous-sol voûté en berceau segmentaire. Il est protégé par un toit à longs pans et tuiles mécaniques, avec pignon découvert à l'ouest (côté rue) et couvert à l'est. Le fronton de la façade antérieure est orné de pilastres et d'une mosaïque portant les inscriptions : "Salle H. de Bahezre / oeuvres laïques / post. scolaires". L'accès au sous-sol s'effectue via un escalier droit et un escalier en vis, tous deux en béton et abrités dans un petit corps de bâtiment en retour au nord (en moellons calcaires apparents et coiffé d'un toit métallique à un pan), ou via un escalier extérieur droit récent, également en béton, contre le mur nord.
Peinture
Ornement en forme d'objet
Décor peint à l'extérieur, sur la façade latérale gauche, dans deux fenêtres murées : projecteur cinématographique, bobines de films, boîtes de cassettes vidéo et livres en rapport avec le cinéma.
Propriété de la commune
2011
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine ; (c) Association pour les Climats de Bourgogne ; (c) GRAHAL
2011 ; 2021
GRAHAL ; Poupard Laurent
Dossier individuel
Conseil régional de Bourgogne - Service Patrimoine et Inventaire 17, bd de la Trémouille BP 23502 - 21035 Dijon cedex - 03.80.44.40.55