Manoir
La Ville-Nihon
Manoir de la Ville-Nihon, route de Saint-Alban (Pléneuf-Val-André)
Bretagne ; Côtes-d'Armor (22) ; Pléneuf-Val-André ; Saint-Alban (route de)
Communes littorales des Côtes-d'Armor
Pléneuf-Val-André
Ville-Nihon (la)
Saint-Alban (route de)
1811D 561, 562 ; 1846C1 163 à 169 ; 2003C1 130, 131
En écart
Porcherie ; fournil ; étable ; pigeonnier ; grange
1ère moitié 16e siècle ; 19e siècle
Manoir de la 1ère moitié du 16ème siècle, probablement construit en deux temps : le corps postérieur en équerre semble rapporté sur le corps principal (collage). La Ville-Nihon relevait de la seigneurie du Guémadeuc (jusqu'à la fin du 17ème siècle, un écusson aux armes pleines des Guémadeuc ornées d'un heaume et d'un cimier à tête d'homme surmontait le portail d'entrée du manoir). Après la destruction du château du Guémadeuc à la fin du 16ème siècle, le manoir de la Ville-Nihon devint le siège de la juridiction du fief, puis la résidence du fermier général où étaient conservées les archives de la seigneurie. A partir de 1713, les archives du général de paroisse y furent également déposées. Le premier fermier général qui y résida en permanence fut Pierre d'Argaray, seigneur du Rocher. Investi de cette fonction par les Berthelot de Pléneuf vers 1690, il décéda à la Ville-Nihon le 7 novembre 1718. Son fils François-Hyacinte d'Argaray de Saint-Vréguet lui succéda et participa également à la ferme générale du manoir de Bien-Assis en Erquy. Il céda la ferme générale du Guémadeuc à Jean Le Dosseur vers 1764 qui préféra s'établir au Cloître. Parties agricoles datant du 19ème siècle.
Granite ; grès ; poudingue ; moellon sans chaîne en pierre de taille
Ardoise ; chaume
En rez-de-chaussée ; 1 étage carré ; comble à surcroît
Toit à longs pans ; toit conique
; escalier en vis, en charpente
Construction en granite, grès et poudingue. Manoir à deux pièces au rez-de-chaussée construit sur un plan à deux corps en équerre, avec tour circulaire hors-oeuvre sur l'angle antérieur (sud-est) abritant un escalier en vis en charpente. Cette tour, percée d'une porte au nord-est, enferme un pigeonnier au sommet. Traces de reprise dans la maçonnerie à l'est, à la jonction des deux corps, et porte à double rouleau. Eléments de décor ponctuels : fenêtres de l'étage à appuis saillants moulurés à l'est et au sud, ouvertures chanfreinées. Communs en rez-de-chaussée et à comble à surcroît, au nord et au sud de la cour, autrefois couverts de chaume.
Manoir de plan binaire en L, à pigeonnier sur tour d'escalier sur l'angle
À étudier
Ce type de plan en L associé à une tour d´escalier hors-oeuvre sur l´angle antérieur est peu courant. Les traces de reprise dans la maçonnerie à l´est évoquent par ailleurs des remaniements. La présence d´une porte à la base de la tour d´escalier desservant l´accès à une cour s´avère également peu fréquente. L´étude est souhaitable.
Propriété d'une personne privée
2003
(c) Inventaire général ; (c) Conseil général des Côtes-d'Armor
2003
Pichouron Patrick
Sous-dossier
Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35