Caserne
Logement
Caserne, Île aux Moines (Perros-Guirec)
Bretagne ; Côtes-d'Armor (22) ; Perros-Guirec
Bretagne
Perros-Guirec
Île aux Moines
OD 2850
Isolé
2e quart 18e siècle
2e quart 20e siècle
1741 ; 1742 ; 1744
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Attribution par source ; attribution par source
La caserne de l'Île aux Moines a été construite en 1741-1742 sur des plans de l'ingénieur Garengeau (1647-1741), ingénieur en chef et directeur des fortifications de Saint-Malo, c'est à dire responsable du territoire allant du Couësnon au château du Taureau en baie de Morlaix. Dans un mémoire sur le fort de l'Île aux Moines, Garengeau souligne la difficulté de construire sur une île inhabitée et inhospitalière.
Granite ; maçonnerie ; moellon
Ardoise ; tôle ondulée
Plan rectangulaire régulier
Rez-de-chaussée ; 1 étage carré ; étage de comble
Voûte en berceau
Toit à deux pans
De plan rectangulaire régulier orienté nord-sud, la caserne défensive (plan de feu perfectionné pour les armes portatives : mousquets, pistolets et fusils) de l'Île aux Moines se distingue par sa taille : environ 20 mètres de longueur par 7 mètres de large. L'épaisseur des murs (remplissage en moellon avec chaîne en pierre de taille de granite) est de 80 centimètres environ. Appui, linteaux, piédroits des baies et chaînages d'angle sont en pierre de taille de granite rose dit granite de Ploumanac'h calé avec des pierres ardoisines. La distribution intérieure se compose d'une entrée et couloir central desservant l'escalier et les deux grandes pièces voutées à l'épreuve de la bombe coupées sur la hauteur par deux planchers sur solives de bois. Le premier étage et les combles font office de casernement. A ces deux pièces correspondent en façade trois travées d'ouvertures sur trois niveaux. Les deux murs de refend sont percés d´une porte décalée en segment appareillé. Quatre cheminées assurent le confort de la garnison. Le pignon ouest est percée d'une porte (d'origine : ?) et de deux petites baies (au niveau des combles) commandant l'accès à la cale et à la grève. Des traces subsistent sur la partie haute du pignon est et ouest : restauration de la voûte par l'extrados, surélévation ?Côté est, une baie de dimensions identiques à celles de la façade principale donne de la lumière sur le côté le moins exposé à l'ennemi. Contrairement aux apparences, la chapelle n'est pas adossée au pignon est, mais conçue comme un élément à part entière de la caserne. Une baie en plein cintre fait se distinguer l'édifice dédié au ""tout puissant"". Dominant la grève et la ""roche au Veau"", une succession de créneaux de fusillade de type archère sont percés face à la mer au premier étage et au niveau des combles dans la façade postérieure (au nord). Les tirs plongeant de mousqueterie assurent la défense rapprochée de l'ouvrage en cas de descente ennemie. La toiture - probablement à l'origine des dalles de granite ou de schiste, est à deux pans. Sur la façade principale et arrière, un bandeau continu et une corniche en granite rose - seule concession au décor, soulignent le niveau des combles. Economie, rigueur et sobriété caractérisent cette ouvrage conçu par l'ingénieur Garengeau et vraissemblement mis en oeuvre par l'ingénieur Parrocel.
État moyen
Vestiges de guerre
Caserne
Propriété d'un établissement public
2002
(c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne
2002
Lécuillier Guillaume
Dossier avec sous-dossier
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