Écart
Écart : Île des Ebihens (Saint-Jacut-de-la-Mer)
Bretagne ; Côtes-d'Armor (22) ; Saint-Jacut-de-la-Mer
Communes littorales des Côtes-d'Armor
Ploubalay
Ebihens (île des)
Isolé
15e siècle ; 2e quart 18e siècle ; 17e siècle ; 3e quart 18e siècle
L'île des Ebihens connut des appellations différentes au cours des siècles passés : "Enez Bihan"", Petite île en breton, ""Inisbican"" au 9ème siècle, ""l'Isle Bihan"" en 1408, puis les Ebihens, au pluriel, pour nommer cet archipel. Sur la plage sud de l'île est situé le Port de la chapelle, cité par le chevalier Mazin en 1756, comme un bon mouillage, à l'Est-Nord-Est, où les navires, en particulier les caboteurs, en provenance de Saint-Malo ou de Granville, surpris par les vents d'aval, peuvent rester à flot.Habasque cite en 1832 un second port, situé à côté d'une batterie, le port Lançon. Il précise dans son ouvrage ""Notions historiques et géographiques du littoral des Côtes-du-Nord"", que la tour des Ebihens, en parfait état de conservation, équipée de cinq embrasures pour canons, est gardée en temps de paix par un groupe de douaniers, chargé de la surveillance des ports. Cette tour servit de phare (tour à feu) en 1650 avant la construction du phare de Fréhel.Sur la carte des ingénieurs militaires, datée de 1776, on ne remarque aucune construction sur l'île des Ebihens, en dehors de la chapelle (aujourd'hui en ruines). L'Île des Ebihens appartenait à l'origine au monastère de Saint-Jacut. Elle fut vendue au titre des Biens nationaux le 29 avril 1791 à Jean-Georges Michel, capitaine au long cours et négociant malouin. Celui-ci l'a céda quelques années plus tard à Pierre-Henry Gautier-Duparc (vers 1794), officier de marine, hydrographe, originaire de Saint-Malo. Les immeubles et les terres de l'île furent inventoriés au premier cadastre communal de 1827 : la falaise des canons, la pièce de batterie, la ""beste"", les marais, la grande et la petite pièce, la butte des dehors, la maison avec sa cour, le jardin (ou courtil) derrière la grange, le jardin de la tour (terres labourables), le jardin de devant (courtil), l'enclos, sur le port de la Chapelle, le devant de la chapelle, le petit champ de l'abreuvoir et le décollé. Il est probable que la maison et la grange ont été édifiés par le nouveau propriétaire. La famille resta propriétaire des Ebihens après le décès de Gautier-Duparc en 1850 jusqu'en 1867, quand Edouard-Emile Peynaud devint propriétaire de l'île. A la même époque, on mentionne que les parcelles A1 (batterie) et A 10 (fort) sont rendues à la culture, ces ouvrages ayant cessé d'être militarisés. Renée Touzé, dite la ""Mère Collet"" et Jean-François Collet, son époux, vinrent s'installer comme fermiers dans l'île peu après 1802 et y vécurent de nombreuses années, avant le décès de la ""Mère Collet"", veuve depuis 24 ans, en 1875 (né en 1783). Juste avant son décès, le recteur vint lui rendre en bateau les derniers sacrements, accompagné par la flottille des marins de Saint-Jacut. Les nouveaux fermiers, Jean-Baptiste Rouault et Marie Juhel, son épouse, ne furent engagés qu'en 1882. La famille Peynaud construisit une maison près de la tour en 1891. Quatre maisons et leurs dépendances (dont un four à pain daté du 12ème siècle), ainsi que l'ancienne maison des douaniers, ont été repérées sur l'île, comme propriétés privées, mais non étudiées.Le site archéologique des Ebihens a été étudié par les archéologues du Ce.R.A.A. (Loïc Langouët, Maryvane Daire, et Catherine Bizien Jaglin). Ils ont repéré les vestiges d'un ancien villlage curiosolite (avec la découverte de poteries gravées avec des coquilles de moules), la présence de fours à sel, ainsi que de nombreuses pêcheries sur l'estran.
Propriété privée
2008
(c) Région Bretagne ; (c) Conseil général des Côtes-d'Armor
2008
Prigent Guy
Dossier individuel
Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35