Manoir
Maison
Manoir de Guernaham (Le Vieux-Marché)
Bretagne ; Côtes-d'Armor (22) ; Le Vieux-Marché
Schéma de cohérence territoriale du Trégor
Plouaret
Guernaham
En écart
Dépendance ; puits
4e quart 15e siècle ; 1er quart 16e siècle
2e moitié 16e siècle ; 1er quart 17e siècle ; 2e moitié 20e siècle
Cet ensemble bâti ancien, à la fois résidence seigneuriale et exploitation agricole est situé à 2,1 kilomètres au sud-sud-ouest du bourg de Le Vieux Marché. Il était autrefois situé dans la paroisse de Plouaret auquel le territoire de Le Vieux-Marché était rattaché. Le toponyme "Guernanham bras"", est mentionné sur le cadastre de 1835. Dans les archives, on retrouve ""Guernancham"", ""Guernarc’han"" (Nobiliaire et armorial de Bretagne de Pol Potier de Courcy), ""Guernancam"", ""Kernancam"", ""Quernachant"", ""Guernanham"" ou encore ""Guernaham"". L’institut géographique national (IGN) a retenu ""Guernaham"".Logis manorial vraisemblablement datable de la fin du 15e siècle ou du début du 16e siècle et agrandi dans la seconde moitié du 16e siècle ou au début du 17e siècle.Les manoirs de Guernaham (Le Vieux-Marché) et de Guernanchanay (Plouaret) reviennent souvent dans les récits de François-Marie Luzel (1821-1895) : ""la vengeance du lutin de Guernaham"", ""Les lutins de Guernaham"", ""Le pataugeur de Guernaham""...Anatole Le Braz (1859-1926) a également écrit sur le manoir de Guernaham en 1901 dans ""Les noces Noires de Guernaham"".Le manoir a été dessiné en 1929 par Henri Frotier de La Messelière. En 2010, le manoir de Guernaham a fait l’objet d’une étude dans le cadre de l’Inventaire du patrimoine de la commune de Le Vieux-Marché.
Granite ; pierre de taille ; moellon
Ardoise
1 étage carré ; étage de comble
Toit à longs pans pignon découvert
Escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis avec jour, en maçonnerie
Le site manorial de Guernaham comprend, outre le logis seigneurial, une chapelle (dédiée à Saint-Pierre) et une croix (visibles de la route), une cour, une métairie-étable qui se prolonge par une grange ayant conservée ses deux piliers (bâtiment probablement reconstruit puisque apparaissant ruiné sur le cadastre de 1835), un puits (à margelle circulaire) et des parcelles closes de murs à vocation de jardin, verger, "liors"" ou courtil. La cour était autrefois fermée par un portail.Le manoir adopte un plan général en équerre orienté vers la cour au nord. Il est constitué de deux ailes construites à deux périodes différentes. Si les façades principales (élévations nord et est) ont été construites en pierre de taille de granite, les façades postérieures sont simplement traitées en moellons. Les ouvertures étaient de type ""fenêtre à meneau et traverse""(l’une des fenêtres est encore complète en élévation ouest ; une autre a également conservé sa traverse dans le pignon sud). Certains linteaux de fenêtres portent en décor une accolade typique de l’époque (comme la fenêtre étroite à appui saillant et accolade de l’élévation sud). Plusieurs fenêtres conservent des traces de fixation pour des grilles défensives. A signaler, un oculus de forme ovoïde aménagé au rez-de-chaussée de l’élévation nord du logis.Le manoir se distingue pas sa haute tour d’escalier. De plan polygonal, cette dernière est dotée d’une pièce haute accessible depuis la vis principale par un petit escalier en vis secondaire. Côté cour, deux portes permettent d’accéder au logis :- la porte principale en arc brisé à chanfrein mouluré, surmontée d’une archivolte de style gothique ornée de choux frisés et d’un fleuron, donnait vraisemblablement accès à la salle basse ;- la porte secondaire en arc brisé à chanfrein mouluré mais au traitement plus sobre donnait probablement accès à la cuisine.A signaler, deux ouvertures de tir avec fente de visée permettant l’observation et la défense rapprochée des portes du manoir du côté de la cour.Au sud, la porte du logis est surmontée d’un linteau en accolade.Le logis semble avoir été agrandi vers le nord comme le montre la maçonnerie et la corniche/sablière.La couverture est en ardoise ; les pignons découverts ont conservé leurs rampants et crossettes/chevronnières moulurées en granite. On note aussi la présence d’une corniche moulurée en granite sur la partie la plus ancienne du logis se prolongeant au niveau du plancher de la pièce haute de la tour. Coiffée en poivrière, la tour dispose également d’une corniche dédiée en granite.Un arc de décharge est présent dans le bas du pignon sud (masqué par une remise en appentis).Le logis a conservé ses dispositions anciennes : escalier en vis en granite, cheminée monumentale, fenêtre à coussiège ainsi que plusieurs portes en arc brisé.
Sculpture
Bon état ; inégal suivant les parties
Aucune protection.
À signaler
Manoir
Visite du site manorial réalisée par Gwenaël Fauchille le 13 octobre 2010.Dossier d'Inventaire monté en 2011 par Guillaume Lécuillier.Recherches, textes historiques et descriptifs écrits en mars 2019 par Guillaume Lécuillier.
Propriété d'une personne privée
2010
(c) Région Bretagne
2011 ; 2019
Fauchille Gwénaël ; Lécuillier Guillaume
Dossier individuel
Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35