Manoir
Manoir de Kerverziou (Plouaret)
Bretagne ; Côtes-d'Armor (22) ; Plouaret
Schéma de cohérence territoriale du Trégor
Plouaret
Kerverziou
Isolé
Cour ; étable ; grange
16e siècle
2e moitié 19e siècle ; 20e siècle
Cet ensemble bâti ancien, à la fois résidence seigneuriale et exploitation agricole, est situé à 4000 mètres au nord-nord-est du bourg de Plouaret et à 110 mètres d´altitude. Il se trouve à 500 mètres au nord-est d´une source et d´un petit affluent du ruisseau de Kerlouzouen. Le manoir est isolé dans la campagne ; on y accède uniquement par le chemin "de Poulguilquin à la croix des trois Recteurs"" puis par un autre chemin courant vers l´est (Poulguilquin s´appelle aujourd'hui ""Traou an Alé"" et la croix des trois Recteurs était située à l´est de Kerveyen). Le toponyme est orthographié ""Kverziou"" (Kerverziou) sur le cadastre de 1835. On trouve aussi ""Kervoaziou"" dans les archives seigneuriales. Les parcelles qui le cernent sont d´assez grandes dimensions comparées au parcellaire paysan. Elles traduisent une action de concentration des terres autour du domaine manorial.Entre le manoir de Kerverziou et le manoir de Coat Roué (nommé ""Convenant Brian"" sur le cadastre ancien), distants de 400 mètres, se dresse une motte féodale du Moyen Age, nommée ""Coat Boue"" sur le cadastre ancien et accompagnée de 7 bâtiments aujourd'hui disparus... Cette motte, parfaitement représentée sur le cadastre de 1835, est connue depuis le 18e siècle et appelée ""Coat Roué"" que l´on peut traduire par ""le bois du roi"", ou le ""bois des Roué"". En breton, ""Koad"" ou ""ar C'hoad"" signifie le bois ; ""ar Roue"", le roi. Il peut s´agir également d´un patronyme. Les archives de la seigneurie de Vieux-Marché (E 3075) précisent : "" - dans la frairie de Coatrouez, le manoir, le moulin et la métairie nobles de Kermellec, le manoir de Coatrouez (Coatrouëz) ; - dans la frairie de Keranbescond, le manoir de Kerversiou"". Le manoir de Kermelec (de Kermellec, ramage de Keranraiz) est situé à 750 mètres au sud-ouest.. Le manoir dépendait vraisemblablement de la baronnie de Grandbois dont les armoiries sont ""D´hermines à la fasce alésée de gueules chargée de trois fleurs de lys d´or"".Le corps de logis comporte une mise en œuvre en pierre de taille de granite et des éléments stylistiques datables du 16e siècle (en façade antérieure : porte en arc brisé moulurée, baies rectangulaires moulurées en cavet à appui saillant et linteau orné d´une double accolade ; en façade postérieure : porte en arc brisé, baies étroites à traverse à linteau orné d´une accolade ; latrines en encorbellement). Les dispositions intérieures ont cependant été modifiées afin de s´adapter au style de vie du 20e siècle. Les grilles des fenêtres de l´étage carré, visibles sur le croquis de d´Henri Frotier de la Messelière de 1935, ont depuis été déposées et la baie sud du rez-de-chaussée élargie. . Les deux lucarnes à fronton curviligne du manoir sont plus tardives : elles pourraient dater de la 1ère moitié du 18e siècle. L´appentis arrière est datable de la 2e moitié du 18e siècle (linteaux en arc segmentaire) ou du début du 19e siècle. Un nouveau logis a été construit dans la 2e moitié du 19e siècle ou au tout début du 20e siècle au sud en alignement du manoir. Le pignon sud du manoir semble avoir été remonté.Les dépendances construites en pierre de taille de granite semblent contemporaines de la construction du corps de logis : - un long bâtiment orientée au sud à usage d´étable (à vaches, à chevaux) dont les portes, de deux tailles, sont en arc brisé (moulurations en cavet pour les plus petites, piétonnes ; archivoltes et moulures de style gothique pour les plus grandes) ; les jours ont été remplacés par des fenêtres, plus grandes. Le toit à deux pans couvert en tuile date du 19e siècle.- un long bâtiment orienté au nord à usage de grange, il est percé d´une porte charretière en plein cintre, moulurée en cavet. La grange a été réduite à l´ouest comme l´atteste le cadastre de 1835 afin d´ouvrir la cour au sud lors de la construction du nouveau logis.
Le corps de logis est couvert par un toit à deux longs pans égout retroussé ; pignons couverts. La tour postérieure qui contient un escalier en vis en pierre est couverte d´un toit conique.
Remanié ; restauré
Propriété d'une personne privée
2011
(c) Région Bretagne
2012 ; 2015
Lécuillier Guillaume
Dossier individuel
Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35