Château fort ; manoir
Château fort du Plessis-Quinquis (Plufur)
Bretagne ; Côtes-d'Armor (22) ; Plufur
Schéma de cohérence territoriale du Trégor
Plestin-les-Grèves
Le Merdy
Isolé
Ruisseau de Rosanbo ; Dour Elégo Rau
Fin du Moyen Age ; 16e siècle
Le château fort du Plessis-Éon à Plufur remonte au moins au 14e siècle ce qui confirme l'importance du site seigneurial originel. Il pourrait s'agir d'un manoir fortifié ou d'une maison forte. L'édifice figure sur le cadastre de 1816 – quoique déjà en partie ruiné à cette époque - associé au toponyme "Castel Coz Quinquis"", le vieux château du Quinquis. Sur celui de 1848, il est simplement précisé ""Ruines du château Quinquis"". Le château a été occupé pendant les Guerres de la Ligue : en 1593, un seigneur de Guesbriant (Guébriant), frère de la dame douairière de Kerprigent et du Plessis-Éon, était capitaine de la garnison. Le site a été déclassé puis abandonné au 17e siècle.Cette seigneurie a successivement appartenu aux familles nobles suivantes : - de Tournemine, seigneur du Plessis-Éon au 14e siècle ;- de Trémédern, seigneur du Plessis-Éon suite au mariage de N. de Tournemine avec Robert de Trémédern ;- de Malestroit, seigneur du Plessis-Éon en 1436, suite au mariage de Jeanne de Trémédern avec Jean de Malestroit ;- Pinart (en 1583) (aveu par dame Jeanne Pinart) ;- de Kerguézec, avant 1644 ;- de Quélen, seigneur du Plessis-Éon et de Kerjean en 1664 ;La seigneurie de Plessis-Éon, citée dès 1583, portait le titre de châtellenie. Elle possédait un droit de haute, moyenne et basse justice avec un patibulaire ou gibet à quatre pots de pierre. La chapelle et la fontaine de Sainte-Melaine auraient été érigées en l'honneur d'un personnage né au Plessis-Éon en 445.
Granite ; pierre de taille
Implanté à l'ouest immédiat du ruisseau de Rosanbo (Dour Elégo Rau) qui le protège d'une attaque venant de l'est, Il s'agit d'une enceinte de relief de type éperon barré dominant d'une quarantaine de mètres le fond de la vallée. Selon le cadastre de 1816, le château fort comportait cinq tours. En l’absence de relevés topographiques - à réaliser en zone boisée - il est difficile de se rendre compte du plan de la fortification. Sur le terrain, nous avons pu observer de nombreux vestiges maçonnés en élévation, les bases de deux tours, un large fossé sec ainsi que des pierres de taille disséminées sur le site.
Vestiges ; mauvais état ; envahi par la végétation
Site archéologique
Propriété privée
2015
(c) Région Bretagne
2015 ; 2021
Lécuillier Guillaume
Dossier individuel
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