Chapelle seigneuriale
Chapelle seigneuriale, La Caunelaye (Plancoët)
Bretagne ; Côtes-d'Armor (22) ; Plancoët
Parc naturel régional de la Vallée de la Rance - Côte d'Emeraude
Caunelaye (la)
En écart
Château de la Caunelaye, La Caunelaye (Plancoët)
IA22132443
2e quart 16e siècle
Milieu 18e siècle ; 4e quart 19e siècle
Une première chapelle existait déjà en 1360, à cet emplacement. Pierre Thomas de la Caunelaye la fait entièrement rebâtir en 1544. Les sablières et les entraits de la nef sont ornés de décor en sifflet caractéristique de cette période.François-Jérôme Thomas, seigneur et vicomte de la Caunelaye passe contrat avec le recteur de Corseul pour y fonder messe en 1670. La chapelle possède un chapelain qui officie 3 messes par semaine. Le domaine du château, avec sa chapelle, est vendu à la famille du Breil de Pontbriand. L'abbé René du Breil de Pontbriand, grand vicaire de Saint-Malo, fait restaurer la chapelle en 1750, pendant que son frère Joseph-Victor réaménage le château. Le nouvel aménagement lambrissé du chœur avec oculus, désormais à la mode, masque l'ancien remplage de la verrière du 16e siècle. Parmi les éléments du mobilier, subsiste l'ancien autel en pierre, qui a été masqué par des panneaux de bois ; les statues de Sainte-Catherine et de Saint-Michel sont des 17e ou 18e siècle, les autres statues sont en plâtre du 19e siècle. Enfin, Raymond du Breil, comte de Pontbriand, fait creuser une crypte sous la chapelle, vers 1880, afin d'y accueillir les sépultures de la famille.
Granite ; moellon ; granite ; pierre de taille
Ardoise
Lambris de couvrement
Toit à longs pans croupe polygonale ; toit à longs pans pignon découvert
L'implantation de la chapelle, à l'écart du château, en relation avec les chemins, indique qu'elle est ouverte à tous. Une porte secondaire au sud, actuellement murée était vraisemblablement destinée au chapelain et aux seigneurs du château.La porte principale, est ornée sur son pourtour d'une moulure en accolade et surmontée d'un larmier en anse de panier. Un campanile surmonte le mur pignon ouest, dont les crossettes présentent des traces de sculptures.La chapelle, orientée à l'est, comporte un vaisseau unique terminé par un chevet à pans coupés. À l'intérieur, le décor de menuiserie avec oculus, laisse entrevoir une partie de la verrière d'axe de forme ogivale qui est obstruée par cet aménagement tardif. L'ensemble est recouvert d'une voûte lambrissée, peinte en bleu ciel. Le mobilier d'époque composite est en bois, autel, tabernacle, lambris. L'autel reprend un panneau de coffre. Ce coffrage masque un autel en tau en pierre avec des colonnes à chapiteaux et à base sculptés. Les autels en tau sont rares dont deux exemples : l'un dans l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste à Hillion et un dans la chapelle de Saint-Maudez à Plérin.La crypte de la chapelle est accessible à l'aide d'une porte installée sous la façade nord. Un chemin en pente permet d'y accéder depuis le chemin d'accès à la chapelle.
Sculpture
Les accolades entre les modillons sont sculptées. Bénitier en granite sculpté. Porte à arc en anse de panier avec accolade et fleuron.Les sablières et les poutres en bois sont sculptés en sifflet.
État moyen
2018
(c) Coeur Emeraude ; (c) Région Bretagne
2018
Nicol Murielle
Sous-dossier
Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35