Moulin ; usine
Moulins (moulins à farine, moulins à foulon) et usines (usines textiles, usine de boyauderie, usine de papeterie, usines de taille de pierre pour la joaillerie et l'industrie, minoteries, brasserie)
Nouvelle-Aquitaine ; Creuse (23) ; Felletin
Felletin (commune)
Creuse (la) ; ruisseau d'Arfeuille
13 repérés ; 8 étudiés
18e siècle ; 19e siècle ; 20e siècle
A Felletin, de nombreux moulins ou établissements industriels utilisant l'énergie hydraulique sont attestés sur les rives de la Creuse et ce, depuis la fin de la période médiévale ainsi qu'aux 17e et 18e siècles. Les plus anciennes mentions, consignées dans le terrier des Charités de Felletin, concernent vers 1477 des moulins à farine, moulins banaux relevant du comte de la Marche et des moulins à parer les draps. Le moulin à farine Guillon, situé vers le lieu dit du Liaport mais non précisément localisé, n'a pas été repéré du fait de sa trop brève existence (2e moitié du 19e siècle). 13 moulins ou établissements hydrauliques ont pu être identifiés et localisés lors de l'enquête. 5 n'ont pas été étudiés : 3 qui ont totalement disparu (les moulins des Combes, du Bost et de la Salle) , et 2 subsistants mais très dénaturés (le moulin d'Arfeuille détruit ou totalement modifié vers 1849, et le moulin proche de la Maison Rouge, dénaturé et en partie ruiné). 8 moulins ont fait l'objet d'un dossier, 5 d'entre eux sont désaffectés, seule la filature Terrade reste en activité. Les caractéristiques essentielles des moulins et usines hydrauliques felletinoises, inhérentes aux fluctuations économiques subies par la petite industrie, sont : la succession parfois compliquée voire l'imbrication concomitante de différentes activités artisanales ou industrielles (par exemple un moulin à papier se transforme en usine textile, puis en diamanterie à laquelle se substitue une usine de boyauderie qui elle-même cohabite avec une centrale électrique...) ainsi que la présence presque exclusive d'entités productives rattachées aux branches meunières ou textiles. La mécanisation développée à Felletin, dans la 2e moitié du 19e siècle et au début du 20e siècle nuance cette spécialisation tout en permettant l'accroissement de la production et ainsi l'agrandissement des sites (nombreux sont ceux reconstruits à cette période).
Granite ; moyen appareil ; moellon ; enduit ; parpaing de béton ; brique
Tuile plate ; tuile mécanique ; ardoise ; tôle ondulée ; matériau synthétique en couverture ; béton en couverture
12 moulins se trouvent sur la rivière Creuse (rive droite) et 1 sur le ruisseau d'Arfeuille. Ils sont tous implantés sur une dérivation, parfois très courte, du cours d'eau ; le bief de dérivation le plus long semble être celui du moulin de Chissat. Aucune roue n'est encore en place, mais deux turbines du début du 20e siècle sont encore visibles. Les bâtiments sont le plus souvent en granite, enduits ou non et couverts de toit à croupe. Leurs fenêtres sont le plus souvent marquées d'un chaînage d'angle en granite ou pour les plus récents en brique. Les ensembles bâtis répertoriés comme des moulins se décomposent principalement en logis, ateliers de diverses activités et bâtiments d'eau.
2003
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Ville de Felletin
2003
Robinne Paul-Edouard ; Lazaj Jehanne
Dossier collectif
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