Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineBlanchisserie du Leck (Landerneau)
Blanchisserie du Leck (Landerneau)


Référence de la notice
IA29131799
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
24 mai 2020
Date de dernière modification de la notice
25 octobre 2024
Rédacteur de la notice
Lancelot Jeanne
Mentions légales
(c) Région Bretagne ; (c) Lin et Chanvre en Bretagne
Désignation de l'édifice
Titre courant
Blanchisserie du Leck (Landerneau)
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
blanchisserie
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Bretagne ; Finistère (29) ; Landerneau ; Du Quinquis Leck (route)
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Bretagne
Canton
Landerneau
Adresse de l'édifice
Du Quinquis Leck (route)
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
en ville
Nom de l'édifice
La Société Linière du Finistère
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
La date précise de construction de la blanchisserie du Leck est inconnue. Elle aurait été construite vers 1800 par Paul Poisson, administrateur de l'hôpital de la ville, en remployant les pierres d'édifices religieux.L'activité de blanchiment des toiles est présente dès le début du XIXe siècle selon Joseph-Guillaume Sénez dans son mémoire de 1831 (voir annexe) : ""Jusqu'en 1819, l'établissement du Lech a prospéré : le soin qu'on apporte au blanchiment, joint à l'activité du commerce de toiles en Bretagne en avaient considérablement augmenté l'importance. Toute la fabrication rurale, depuis et y compris Morlaix, Saint Paul de Léon et toutes les toiles de Brest, Landivisiau, étaient blanchies à l'établissement du Lech. [...] L'établissement du Lech a dû souffrir beaucoup par suite [de l'Indépendance de l'Amérique et de la dégradation des relations entre l'Espagne et ses colonies], aussi maintenant on n'y travaille presque plus, on n'y blanchit pour ainsi dire que les toiles et les fils d'une seule fabrique à Landerneau."" Il ajoute que ces toiles sont principalement blanchies pour la marine royale.Il évoque également ""deux chaudières à vapeur à basse pression"" pour chauffer les lessives de la blanchisserie du Leck ainsi que ""deux chaudières semblables dans l'atelier de lessivage"", qui servent à deux cuviers.Dans le Bail de loyer réalisé le 12 octobre 1839 (voir annexe), on apprend que la blanchisserie est achetée par les associés gérants ( Poisson, Heuzé, Goury, et Radiguet) d'une société de commerce de Landerneau. Cette société chercher à mécaniser le travail en équipant ses fabriques rurales. En 1931, ""[elle] occupe 300 ouvriers, tisserands et blanchisseuses, auxquels s'ajoutent les services de 200 fileuses et de 25 métiers répartis dans les fabriques rurales.""Avec d'autres équipements et ateliers, la blanchisserie intègre la Société linière de Landerneau dont les statuts sont déposés en 1845, par ces mêmes associés. D'autres blanchisseries sont également intégrées par deux autres associés : deux à Plourin par Homon, et une autre à Landivisiau par Le Roux.A partir de 1845, un cylindre à chaud, une presse hydraulique et un séchoir à vapeur sont ajoutés. En 1852, la blanchisserie du Leck fait travailler 60 ouvriers, dont 49 femmes et 11 hommes. Et afin de faire chauffer les lessives, la Société linière achète en 1859 une autre chaudière à vapeur cylindrique en tôle, munie de bouilleurs. En 1860, elle ajoute deux pareuses qui permettent d'encoller mécaniquement les toiles et les fils ; tandis qu'en 1883 la partie réservée aux deux chaudières de la blanchisserie est agrandie pour installer de nouvelles machines plus encombrantes ainsi qu'une nouvelle pareuse. Le bâtiment est équipé de trois cheminées (une carrée de 33 mètres de hauteur ; une autre avec la base carrée et un fût cylindrique de 27 mètres de hauteur ; idem pour la troisième de 45 mètres de hauteur). Et si la blanchisserie de la Société linière est en avance par rapport aux autres industries françaises, rappelons que celle-ci utilisait de nombreux produits chimiques (""pour le lessivage, une dissolution aqueuse de potasse ou de soude où l'on fait macérer les toiles ; pour le crémage, une lessive de carbonate de soude puis de chlorure de chaux et enfin un acide."")Elle est définitivement fermée en 1892. Au début du XXe siècle le bâtiment change de fonction pour devenir une ferme, ce qui entraîne des modifications dans le bâti.