Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune de Rosazia
présentation de la commune de Rosazia






Référence de la notice
IA2A002560
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
1 juin 2010
Date de dernière modification de la notice
25 août 2010
Rédacteur de la notice
Bernard Guillaume ; Fideli Marie-Antoinette
Mentions légales
© Inventaire général ; © Collectivité Territoriale de Corse
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune de Rosazia
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Corse ; Corse-du-Sud (2A) ; Rosazia
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Cruzini-Cinarca
Historique de l'édifice
Description historique
Mentionnée par Mgr Giustiniani dans son ouvrage "Dialogo nominato Corsica", paru en 1531, comme lun des quatre lieux habités de la piève de Cruzini, cette communauté partagea les destinées politiques de la seigneurie de Leca à laquelle elle est intégrée au cours du 14e siècle. La répression menée par lOffice de Saint-Georges au cours de la deuxième moitié du 15e siècle contre les derniers féodaux a en effet des conséquences désastreuses pour les populations du Cruzini et des pièves environnantes (destruction des villages, déportation des habitants). Figurant également sur le registre des tailles en 1537, cette communauté apparaît dans les sources darchives sans discontinuité jusquau Plan terrier dressé en 1785, signe dune certaine stabilité due en grande partie à son isolement géographique. Erigée en paroisse en 1730 puis en commune en 1790, sa population, composée de 15 feux en 1537, compte 188 habitants en 1770, 261 en 1800, 363 en 1851, 411 en 1891 et atteint son seuil le plus élevé en 1911 avec 539 habitants. Elle ne cessera ensuite de décroître pour passer à 347 habitants en 1921, 158 en 1954, 71 en 1982 et atteindre son seuil le plus bas en 2007 avec 55 habitants. Territoire de tradition pastorale, les terres cultivées, qui noccupent que 2, 6 % de sa surface totale en 1785, atteignent près de 72 % en 1852, conséquence à la fois de laccroissement démographique important au cours du 19e siècle et de la diminution progressive du nombre de bergers. Base de lalimentation, la culture du châtaignier se développe au 19e siècle pour passer de 5 arpents en 1785 à près de 71 ha en 1852. A cette date, la vigne occupe 3, 8 ha et les oliviers 7, 8 ha. Quatre moulins à farine sont alors en activité. Deux autres sont construits à la fin du 19e siècle et un autre au début du siècle suivant. Deux moulins à huile sont édifiés au cours du troisième quart du 19e siècle et un moulin à farine est transformé en scierie pour le façonnage des ébauchons de pipes. Une forge est également mentionnée en 1852 et en 1880.