Fonderie
Fonderie de cuivre
Immeuble à logements
Ancienne fonderie de cuivre, actuellement immeuble à logements
Corse ; Haute-Corse (2B) ; Omessa
Niolu-Omessa
Campita ; Francardo
Isolé
Golo (le)
Aire des matières premières ; canal
1er quart 20e siècle
1906
Daté par source
Santarelli Paul, industriel (maître d'ouvrage)
L'industriel Paul Santarelli, demeurant à Paris, est à l'origine de la fonderie de Francardo. Concessionnaire ou locataire, en 1905, des mines de cuivre d'Orzella, de Lancone, de Saint Augustin ou encore de San Quilico, il fonde cette même année le "Syndicat des Cuivres de la Corse". En octobre, il crée la "Société Anonyme Française des Mines et Fonderies de Francardo" en vue de l'implantation d'une usine au lieu-dit Campita. Cette société anonyme au capital d'1 200 000 F compte parmi ses administrateurs Amédée Arnal, ancien trésorier payeur général et président du conseil d'administration des Charbonnages d'Osani, Dominique Lanzi, banquier à Ajaccio, Achille Constantini, demeurant au Vésinet, Achille Campenon, industriel à Paris et Paul Santarelli lui-même. En août 1906, l'ingénieur anglais James Cunningham, actif en Corse depuis les années 1870, dresse les plans de la fonderie. Celle-ci est construite entre la fin de 1906 et 1908 en bordure du Golo et à proximité de la voie de chemin de fer. Les premiers essais de fusion réalisés d'avril à mai 1908 sous la direction de l'ingénieur anglais à partir des minerais de Frangone, San Gavino, Orzella, Focicchia et Pietralba ne sont pas concluants. Les essais suivants, placés sous la direction d'un ingénieur métallurgiste, semblent plus encourageants : 100 tonnes de mattes à 22, 22 % de cuivre sont vendues à Livourne à la "Società Metallurgica Italiana" avec laquelle une convention commerciale avait été signée. Toutefois, les difficultés demeurent en raison d'un approvisionnement irrégulier en minerai et de la lourdeur des coûts de production. La fonderie, employant 18 ouvriers, fonctionne par intermittence : le four est éteint en novembre 1908 ; l'usine, productive pendant 40 jours en 1909, cesse son activité en 1910. En 1911, la liquidation de la "Société Anonyme Française des Mines et Fonderies de Francardo" est prononcée ; le matériel est vendu. En 1920, l'usine est démontée.
Schiste ; moellon
Tuile mécanique
Étage de soubassement ; en rez-de-chaussée surélevé ; comble à surcroît
Élévation à travées
Toit à longs pans
Escalier de distribution extérieur
Énergie électrique ; produite sur place ; énergie thermique ; produite sur place ; machine à vapeur à piston
Cet établissement comportait deux corps de bâtiment : l'un abritant la halle de coulée, l'autre la salle des machines, le four et un laboratoire attenant. L'usine était équipée d'un four circulaire de type "Water Jacket" d'une capacité de 50 tonnes, alimenté par une pompe activant un souffleur Root d'une puissance de 20 CV, de deux chaudières Babcock, d'une machine à vapeur de type "Belleville" alimentant une dynamo servant à l'éclairage et au fonctionnement des pompes. Aucune machine ne subsiste sur le site. Seuls, le parc à minerai situé en face des installations, le bâtiment de production conservé en élévation et des déchets de cuisson témoignent de l'activité passée. Au début du XXIe siècle, l'actuel propriétaire du site a transformé ce bâtiment en immeuble à logements.
Remanié
Propriété privée
2004
© Inventaire général ; © Collectivité Territoriale de Corse
2005
Mattioli Mauricette ; Campocasso Pierre-Jean ; Fideli Marie-Antoinette
Dossier individuel
Collectivité Territoriale de Corse - Direction du Patrimoine - Service de l'Inventaire du Patrimoine B.P. 215 - 20187 Ajaccio Cedex 1 - 04.95.50.38.06/04.95.50.38.07