Scierie
Scierie hollandaise
Entrepôt industriel
Ancienne scierie dite scierie hollandaise, actuellement entrepôt industriel
Corse ; Haute-Corse (2B) ; Omessa
Niolu-Omessa
Francardo
En écart
Golo (le)
Atelier de fabrication ; aire des matières premières ; bief ; barrage
1er quart 20e siècle ; 3e quart 20e siècle
1955
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Lucciani Lucien (promoteur) ; Lucciani Antoine-Baptiste (promoteur) ; Vankiesdonk, ingénieur (promoteur) ; Berthet Ferdinand (promoteur) ; Giraud Alphonse (promoteur) ; Tiercelin (promoteur)
Au début du XXe siècle, l'entrepreneur Lucien Lucciani et l'ingénieur Vankiesdonk, originaire des Pays-Bas, implantent à Francardo une scierie hydraulique dite "scierie hollandaise". En 1906, ils s'associent avec Ferdinand Berthet, industriel des Arcs (Var) , fondateur de la "Société Berthet et Cie" et modernisent leurs installations. Quelque temps plus tard, les associés créent la "Société Agricole et Industrielle de la Corse" au capital de 375 000 F. La scierie, alimentée principalement par les exploitations forestières d'Aïtone et de Valdoniello, produit annuellement 2 000 à 3 000 m3 de bois sciés essentiellement destinés à l'exportation, 400 à 500 m3 étant réservés au marché local. Les entrepôts de Saint-Raphaël assurent la commercialisation de ces bois d'oeuvre. En 1911, L. Lucciani cède ses parts de la scierie aux industriels varois Ferdinand Berthet et Alphonse Giraud. En 1922, la capacité de production de la scierie, dirigée par Brevan, est augmentée grâce au perfectionnement des équipements hydrauliques. Dans les années 1930, l'établissement est repris par Antoine-Baptiste Lucciani, fils de Lucien, et le lillois Tiercelin. Ils se consacrent à la production de bois d'oeuvre, de lattes de rideaux, de manches à balais... En 1936, Antoine-Baptiste Lucciani est seul à la tête de cette scierie. En 1942, elle est réquisitionnée par l'armée italienne, puis de 1944 à 1945 par les forces alliées. En 1946, Antoine-Baptiste Lucciani associe ses deux fils Jean-Darius et Laurent à l'entreprise. A partir de 1947, l'activité de l'établissement s'accroît en raison de la demande européenne en bois d'oeuvre liée à la reconstruction de l'après-guerre, principalement en traverses de chemin de fer. L'essentiel de la production est exportée vers l'Angleterre et l'Allemagne. Pendant une dizaine d'années, la scierie connaît un vif essor : elle emploie 22 ouvriers alors qu'une quinzaine de personnes travaillent dans les forêts d'Aïtone et de Valdoniello pour approvisionner l'usine. En 1955, l'établissement est à nouveau modernisé. Toutefois, l'activité est en déclin. En 1975, un incendie détruit les installations. L'établissement est remis en état par Jean-Darius Lucciani mais la production demeure faible. Il ferme ses portes en 1985. Le site de la scierie hollandaise est aujourd'hui occupé par une entreprise de travaux publics.
Bois
Énergie hydraulique ; produite sur place ; turbine hydraulique
Le bâtiment de production implanté le long du Golo et les aménagements hydrauliques, bien que très remaniés, sont encore lisibles. Les deux chaudières de 35 et 40 CV, provenant des ateliers anglais "Rokey et Cie" et "Clayton et Shuttleworth", utilisées de 1935 à 1945, et les moteurs électriques actionnant les scies ne sont plus en place.
Détruit
Propriété privée
2004
© Inventaire général ; © Collectivité Territoriale de Corse
2005
Mattioli Mauricette ; Campocasso Pierre-Jean ; Fideli Marie-Antoinette
Dossier individuel
Collectivité Territoriale de Corse - Direction du Patrimoine - Service de l'Inventaire du Patrimoine B.P. 215 - 20187 Ajaccio Cedex 1 - 04.95.50.38.06/04.95.50.38.07