Carrière
Carrière de cipolin
Carrière de marbre de la Restonica
Carrière de cipolin dite carrière de marbre de la Restonica
Corse ; Haute-Corse (2B) ; Corte
Corte
Agnatelle ; Poggio Bianco
Isolé
Restonica (la)
Scierie ; four à chaux ; atelier de fabrication
2e quart 19e siècle ; 3e quart 19e siècle ; 20e siècle
1844 ; 1856
Daté par source
Orenga Joseph (promoteur)
La valorisation de cette carrière, anciennement exploitée, revêt une dimension industrielle à partir des années 1840 sous la direction de l'entreprise "Illiani Tranquille et Cie". L'exploitation, associée à une scierie hydraulique édifiée en 1844 au lieu-dit Line, se développe au cours des années suivantes. Les produits seront primés à l'Exposition Universelle de Paris en 1855. L'entreprise, modernisée en 1856, emploie une dizaine d'ouvriers en 1857 pour les activités d'extraction et de sciage. En 1861, elle fait l'objet d'une nouvelle adjudication. A partir de 1870, l'activité est intermittente. Elle est nulle en 1877 et irrégulière durant le dernier quart du siècle. En 1915, l'exploitation de la carrière est louée à bail par la commune de Corte au président du tribunal de commerce de Bastia, Joseph Orenga. Son association avec les ingénieurs Paul Gutbier et Louis Philippe pour la valorisation de cette carrière donne naissance à la "Société des Marbres de Corte", au capital de 180 000 F. Les opérations d'extraction et de taille sont effectuées jusqu'en 1925 sous la direction de l'administrateur Eliyneterline par une dizaine d'ouvriers, parmi lesquels les frères Dino et Armano Santoni, fils d'une famille de carriers pisans. Elles cessent ensuite jusqu'en 1930, date à laquelle la commune de Corte consent un nouveau bail de trente ans à J. Orenga, moyennant une redevance d'1 F par m3 de pierre (celui-ci projetait d'en extraire annuellement 500 m3). Cette carrière sera ensuite reprise par la famille Santoni qui l'exploitera jusqu'en 1975. Les colonnes du péristyle du palais de justice de Bastia, le pont Diunisu et le monument commémoratif de Pascal Paoli à Corte ou encore les autels de nombreuses églises insulaires témoignent de l'attrait et du large usage de ces roches ornementales.
Énergie hydraulique ; produite sur place ; roue hydraulique verticale
On peut encore voir, à l'entrée de la vallée de la Restonica, des fronts de taille, un plan incliné, des wagonnets et des rails à l'abandon, ultimes traces sur le site de cette activité extractive.
Vestiges
Propriété de la commune,propriété privée
2004
© Inventaire général ; © Collectivité Territoriale de Corse
2005
Campocasso Pierre-Jean ; Fideli Marie-Antoinette ; Mattioli Mauricette
Dossier individuel
Collectivité Territoriale de Corse - Direction du Patrimoine - Service de l'Inventaire du Patrimoine B.P. 215 - 20187 Ajaccio Cedex 1 - 04.95.50.38.06/04.95.50.38.07