Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune de Cagnano
présentation de la commune de Cagnano






Référence de la notice
IA2B001757
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
1 février 2012
Rédacteur de la notice
Ciavatti Jean-Charles ; Nigaglioni Michel-Edouard ; Mattei Maurice ; Mattei Albert ; Liccia Jean-Christophe ; Fideli Marie-Antoinette
Mentions légales
© Collectivité Territoriale de Corse ; © Association Petre Scritte
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune de Cagnano
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Corse ; Haute-Corse (2B) ; Cagnano
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Capobianco
Historique de l'édifice
Description historique
Les premières traces connues de l'occupation du territoire de Cagnano remontent à une période de l'Age du Fer, située aux environs de 500-400 avant J. C. C'est en 1900 qu'une nécropole de cette époque fut découverte au lieu-dit Cavera, avec la mise au jour d'un mobilier abondant composé de bracelets, fibules, boucles de ceinturons, plaques décoratives, anneaux, perles de verre et notamment un plat en bronze à rebord perlé, de type étrusque, destiné probablement au rite de la vigne et du vin. La plus grande partie de ce mobilier est actuellement la propriété d'un musée de Lyon. Quelques pièces à l'effigie de l'empereur Constantin ainsi que des fragments de céramique et de tuiles prouvent aussi une occupation romaine du territoire de Cagnano. Le chroniqueur Giovanni della Grossa fait état d'une présence à Cagnano de la famille des gentilshommes delle Suvere, qui dominèrent une partie de la côte Est du Cap Corse dans une période du Haut Moyen-Age. Aucun document ou vestiges ne viennent cependant confirmer cette relation. En revanche, de nombreux documents, issus pour la plupart des archives de la Chartreuse de Calci (Pise), révèlent l'existence du Castello d'Oveglia, sur les hauteurs de Cagnano et à la périphérie du territoire de Luri, dès 1155. Une grande famille feudataire occupe le site, sur au moins trois générations, avec les seigneurs Anselmo, Alberto et Guglielmo ; jusqu'à l'arrivée d'Ansaldo da Mare en 1246 qui, par achats successifs, récupéra l'ensemble de la partie Nord du Cap Corse. La famille des seigneurs d'Oveglia est issue d'une branche de la famille des Obertenghi et des marquis de Massa, vraisemblablement liée par mariage aux Pinaschi qui sont les membres d'une autre famille dominante de seigneurs feudataires de la côte Ouest du Cap Corse. Ce groupe familial est aussi la souche d'autres branches divisoires, telles que les Pevere et les Avogari. Jouissant d'une position remarquable, Oveglia est une importante fortification dont il subsiste encore les murs arasés du donjon (d'une superficie d'environ 35 m²). Comme dans bien d'autres communes du Cap Corse et du reste de l'île, le XVIe siècle est caractérisé par la construction de nombreuses tours ou maisons fortes. Cagnano en comptait au moins huit, dont six sont toujours visibles. Fondé en contrebas du château d'Oveglia dont il reprend le nom, le couvent des Capucins, agrandi en plusieurs campagnes de travaux, a marqué de façon considérable l'histoire et le patrimoine de la commune. Des objets mobiliers, d'une grande qualité artistique, sont réalisés par les religieux eux-mêmes, experts en ébénisterie, dont certains sont natifs de la commune. Dès le milieu du XVIe et jusqu'au XIXe siècle, de nombreux cagnanais émigrent vers les "Amériques" (Argentine, Etats-Unis, Venezuela, Porto Rico). Certaines de ces familles, de retour au village, construisent ou agrandissent leur maison familiale et font bâtir des tombeaux, dont quelques-uns remarquables. A la fin du XVIe siècle, Cagnano compte environ 80 foyers pour une population de plus de 400 habitants. Puis, sa démographie augmente progressivement avec 545 habitants en 1646 ; 600 vers 1770 ; 673 en 1818 ; 870 en 1846. Elle atteint son apogée à la fin du XIXe siècle avec près de 1000 habitants. Le XXe siècle se caractérise par un déclin important et persistant de sa population, aujourd'hui fixée autour de 200 habitants.