Matériaux du gros-œuvre
calcaire
Matériaux de la couverture
tuile
Typologie du couvrement
voûte d'arêtes
Commentaire descriptif de l'édifice
On reconnaît aisément le plan au devant de la maison avec sa porte flanquée de deux échauguettes reliées par une coursière et la galerie dont fait état le compoix de 1688, une succession d'arcades ouvertes à l'origine sur l'ancien fossé de la ville qui se lit encore facilement (place des Etats-de-Languedoc) sous l'habillage des baies du 18e siècle. Cette disposition pourrait être antérieure de quelques années aux travaux engagés par Jean de Peyrat. En effet, en 1632, les héritiers d'Antoine Peyrat sont autorisés par les Trésoriers de France à ouvrir les fenêtres de leur maison prenant jour sur le fossé. Les vestiges d'un important décor de peintures murales viennent d'être mis au jour dans la partie de la demeure correspondant à cette galerie, des statues - dans lesquelles on serait tenté de voir une représentation des Douze Césars - figurées en trompe-l'oeil et en camaïeu de gris sur un socle orné de cuirs découpés reposant lui-même sur un haut soubassement. La principale transformation nous semble liée à l'installation dans l'hôtel de Jean de Peyrat de la Cour de Justice de la châtellenie. Les parties basses de l'hôtel et de l'ancienne tour médiévale sont alors utilisées comme geôles et mise en communication par un escalier avec la grande salle de l'hôtel, maintenant divisée en quatre pièces mais couverte à l'origine d'un même plancher à la française, décoré de rinceaux sur les poutres et de médaillons à paysages sur les panneaux d'entrevous. Un mur de refend est alors mis en place, délimitant au nord une nouvelle pièce à usage de salle des gardes. Une porte munie de deux verrous et d'un judas faisait communiquer cette pièce avec la partie sud de cet espace devenue salle d'audience. Une cheminée monumentale en bois et en plâtre doré et polychromé est adossé au mur. Enfin est crée au sud un vestibule de deux travées voûtées d'arêtes, sorte de salle des pas-perdus reliant la cour de l'immeuble à la salle d'audience. Au 18e siècle, cet espace sera cloisonné et la partie sud-est recevra un décor et une cheminée de gypserie.
Technique du décor porté de l'édifice
peinture
Indexation iconographique
Christ en croix ; ornement : représentation humaine
Description de l'iconographie
panneau central de la cheminée orné d'une Crucifixion peinte ; au premier étage de l'hôtel, soubassement décoré : il s'agit d'un personnage vêtu d'une cuirasse à lambrequins et drapé d'un ample manteau. Le personnage est coupé à mi-corps, la partie haute étant cachée par un faux plafond.
Date de l'enquête ou du récolement
1998