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Plateforme ouverte du patrimoine

Château du Gué (Servon-sur-Vilaine)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château

Titre courant

Château du Gué (Servon-sur-Vilaine)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Ille-et-Vilaine (35) ; Servon-sur-Vilaine

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Ille-et-Vilaine

Canton

Châteaugiron

Lieu-dit

Gué (le)

Références cadastrales

1850 E4 ; 1997 C2

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Vilaine (la)

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

15e siècle ; 16e siècle ; 17e siècle ; 18e siècle ; 20e siècle

Description historique

Ce château est situé sur la rive droite de la Vilaine, à l'ouest du bourg. Il dépendait autrefois de Noyal sur Vilaine. Il tire vraisemblablement son nom de la présence d'un gué à cet endroit. Cette seigneurie possédait un droit de haute justice. Le premier seigneur du lieu connu est Georges du Gué vers 1350. En 1567, le château passe à la famille de la Marzelière. En 1669, il est acheté par la famille Marboeuf, puis, par les Picot du Boisfeuillet en 1745 et enfin par les Gouyon de Thaumatz en 1775. Ce château fut pillé par les ligueurs en 1589, lors des guerres de Religion. Le château comprend actuellement plusieurs parties non contemporaines. En effet, la partie la plus ancienne est le corps de logis situé au nord de la cour. Son origine remonte vraisemblablement à la fin de l'époque médiévale. Il s'agissait peut-être d'un logis-porche ou d'un châtelet à l'origine. En effet, les traces d'une travée centrale sont encore visibles. Cependant, ce corps de logis a été très remanié au cours des siècles. Ainsi, les tourelles de brique en encorbellement remontent probablement au 17e siècle. De plus, ce logis a été amputé d'un étage au début du 20e siècle. Les ouvertures ont été également transformées car selon Paul Banéat, au début du 20e siècle, il existait encore des fenêtres en arcs brisés et des portes à accolades sur cette partie. La galerie, élevée à l'ouest du logis date de la première moitié du 18e siècle, elle a été construite afin de relier le logis et la chapelle, pour pouvoir se rendre à cet endroit en étant à l'abri des intempéries. Cette galerie se termine par une chapelle de forme octogonale construite en 1728, dotée à l'origine d'un toit en dôme surmonté d'un campanile. Cette couverture a disparu au début du 20e siècle également car, sur les cartes postales anciennes, elle existe encore. Ces trois éléments étaient entourées de douves qu'un pont-levis disparu enjambait. Par ailleurs, les écuries datent du début du 19e siècle, en effet, elles n'existaient pas encore lors de la réalisation du cadastre de 1809, par contre, elles sont figurées sur celui de 1849. Elles ont été élevées sur le même modèle que la galerie, en effet, elles présentent un toit à la Mansart, des encadrements en tufeau... Au nord, à l'ouest et à l'est du château se trouvent des vestiges de murs en terre et en pierre qui sont des réminiscences de bâtiments qui existaient autrefois : écuries, orangerie, chenil... En effet, ces bâtiments existaient encore lors de la réalisation du cadastre de 1849.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste ; brique ; tufeau ; pierre de taille

Matériaux de la couverture

Ardoise

Commentaire descriptif de l'édifice

Ce château est composé d'un corps de logis principal élevé en pierre de taille de schiste et couvert d'un toit à croupes en ardoise. Les angles de ce bâtiment présentent des tourelles en encorbellement, construites en petites briques et couvertes d'un toit d'ardoise en poivrière. Le toit à croupes du logis et les toits en poivrière des tourelles possèdent des épis de faîtage. Ce corps de logis est relié à la chapelle du château par un galerie située à l'ouest de ce dernier. Cette galerie est construite en moellon de schiste et possède un toit à la Mansart couvert d'ardoise. Les encadrements de baies et la corniche sont en tufeau. Le comble à la Mansart est éclairé par des lucarnes en tufeau à frontons triangulaires pour certaines et décorées de volutes. La chapelle, située au sud-ouest du logis, possède un plan octogonal. Elle est élevée en moellon de schiste et les encadrements de baies, les chaînages d'angle sont en tufeau. Les baies de l'étage sont des fenêtres en plein cintre. Ces trois éléments reliés entre eux : corps de logis, galerie et chapelle sont entourées de douves empierrées qui forment un espace central quadrangulaire. Aux angles de cet espace, existaient des constructions circulaires en pierre, vraisemblablement des tours. Hors de cet espace clos de douves, s'élèvent, au sud-ouest, les écuries du château. Elles sont construites sur le même modèle que la galerie : maçonnerie de schiste, encadrements et chaînages en tufeau, toit à la Mansart. Il existe deux avant-corps aux extrémités du bâtiment, ils sont couverts d'un toit en pavillon. De plus, ce bâtiment possède une corniche composée de corbelets en bois sculptés.A l'est du château, se trouvent un vivier de forme quadrangulaire ainsi que le moulin du Gué.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2004

Date de rédaction de la notice

2004

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Dalibard Sabrina

Typologie du dossier

Sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

Le château du Gué ; Vue générale sud-est ; Vue générale du château du Gué
Le château du Gué ; Vue générale sud-est ; Vue générale du château du Gué
(c) Inventaire général, ADAGP
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