Château
Château de Bel-Air (Le Pertre)
Bretagne ; Ille-et-Vilaine (35) ; Le Pertre
Bretagne
Argentré-du-Plessis
Bel-Air
1986AB 1 à 14,16,219,283,284
En écart
Communs ; jardin ; parc ; chapelle ; pièce d'eau ; clôture de jardin ; communs ; logement ; allée
17e siècle (?) ; 3e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle
1870 ; 1910 ; 1921
Daté par travaux historiques ; daté par travaux historiques ; daté par travaux historiques
Attribution par travaux historiques ; attribution par travaux historiques ; attribution par travaux historiques ; attribution par travaux historiques
Legge de Kerléan Louis de (commanditaire)
Le château de Bel-Air tel qu'on le connaît aujourd'hui est le fruit de deux reconstructions. Il est situé sur l'emplacement d'un ancien manoir également dit de Bel-Air qui appartenait aux Charil de la Rousselière dès 1516 et qui passa aux Legge, marchands anglais venus en France en 1608 (convertis au catholicisme en 1683). L'ancien manoir était flanqué d'une tour carrée et d'un pigeonnier, agrémenté de 2 jardins à la française. Plutôt que de le reconstruire, Louis de Legge le fit raser et chargea Jacques Mellet, architecte de Rennes, de le reconstruire de 1870 à 1873. L'édifice neuf, aux allures néo-gothique, est composé de 2 pavillons perpendiculaires largement percés et castellisés par le flanquement diagonal de deux tours poivrières. Paul de Legge, fils de Louis de Legge, féru d'architecture, décide en 1910 de reconstruire le château familial et fait appel à Henri Mellet, fils de Jacques Mellet, Jean-Marie Huchet étant entrepreneur. Ce dernier triple la surface de l'ancien édifice en le respectant et en l'intégrant dans le projet, et ajoute au château de 1873 un pavillon central, quelque tours, l'aile de la chapelle et la chapelle elle-même. Après la Première guerre mondiale, Louis de Legge s'employa à recréer, avec Henri Mellet et M. de la Villartay, un nouveau jardin à la française. La ferme du château et sa conciergerie ont été constituées avec les pierres de l'ancien manoir abandonné en 1850.. Le château de prestige, symbole de la résistance politique réactionnaire va être achevé entre 1910 et 1921 grâce à une étroite collaboration entre l'architecte et le commanditaire (importante correspondance). L'iconographie de la chapelle comporte des portraits contre les personnalités alors au pouvoir de la France radicale et républicaine.
Granite (?) ; pierre de taille (?)
Ardoise
Jardin régulier
Étage de soubassement ; rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré ; étage de comble
. Encadrements et chaînes d'angle en pierre de taille de calcaire ; important jardin à la française s'étendant au-devant du château avec parterres réguliers, bancs de repos, pièce d'eau, édicules tel une statue de cerf.
Reconstruction (agrandissement). Néo-XVIIe ; régionaliste
inscrit MH
"Le château en totalité ; le parc en totalité avec son jardin à la française, sa statuaire, son potager clos, son bois, son étang et le tracé des avenues ; les façades et toitures de la maison du gardien, de l'ancien manoir rebaptisé ""Guinefol"", de la porterie, des anciens communs, de l'horloge et du puits (cad. AB 1 à 14, 16, 219, 283, 284) : inscription par arrêté du 26 février 2001."
Jardin
Propriété d'une société privée
2001
(c) Inventaire général
2001 ; 2004
Lauranceau Elise ; Orain Véronique
Dossier individuel
Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35