Description historique
"La construction de ce manoir remonte très probablement à la fin du 15e ou au début du 16e siècle.Dans un aveu de 1588, nous apprenons que la Haute et la Basse Vairie appartenaient à Charles Le Vayer. A cette date, le logis tel qu'il est décrit correspond en tous points au logis actuel : une salle, une cuisine, un cellier au rez-de-chaussée et une salle haute et des chambres à l'étage. Dans cet aveu, il est fait mention du fait que l'étable à chevaux était surmontée d'une chambre ; une cheminée en granite existe en effet toujours aujourd'hui au-dessus de l'ancienne étable à chevaux.A la fin du 16e siècle, il n'existait pas de chapelle ni de moulin à la Vairie.D'après un autre document d'archives datant de 1653, nous savons que la Vayrie appartenait à Guillaume Ferron, sieur de la Harlaye. A cette époque de nombreux lieux dépendaient du fief de la Vayrie : Plaisance, Villabonnays, les Dorinnayes, les Fontennelles, la Harlaye, la Reculée, les Chasteaux, Rouviel, la Tousche, la Guérineraye, le Rocher Aubry, le Vieux Moulin de Mellé...Dans une déclaration et dénombrement des terres et maisons de Guillaume Ferron de 1673, le lieu est décrit comme suit : "un grand corps de logis dans lequel il y a une salle, une cuisine, une cave, chambre et greniers, une tour carrée contenant un escalier en vis, une fuie, une cour close de murailles, une grange, un écurie, un portail"...En 1741, Françoise de la Barbrie est propriétaire de la Vairie, qu'elle avait reçu de son père Guillaume François de la Barbrie, de son vivant seigneur de la Vairie et des Domaines. Une déclaration de 1741 mentionne la composition du lieu de la Vairie ; le rez-de-chaussée du logis y est décrit comme composé d'une salle, cuisine et d'un corridor de séparation. Il est en effet probable qu'une cloison ait été ajoutée dans la salle afin de créer un "couloir" menant de la porte d'entrée du manoir à l'escalier situé dans la tour d'escalier. De plus, ce cloisonnement, vraisemblablement postérieur à la construction puisqu'il n'est pas mentionné dans les documents d'archives du 16e siècle, serait la cause du percement d'un jour au-dessus de la porte d'entrée, dans le but d'éclairer ce couloir. D'autre part, en 1741, le document d'archives mentionne l'existence d'une chapelle et d'une fuie, ce qui n'était pas le cas à la fin du 16e siècle. La fondation de la chapelle daterait de 1663 ; elle avait été fondée de deux messes par semaine par Guillaume Ferron, sieur de la Harlais et Jeanne Gledel, son épouse qui affectèrent la métairie de Villeneuve à l'entretien d'un chapelain. En 1749, Jullien René François Delaunay hérite de la Vairie de son père Jullien René Delaunay, sieur de la Brochardière, époux de dame Françoise de la Barberie.Les dispositions intérieures témoignent de transformations postérieures à la construction du bâtiment. Ainsi, par exemple, la cheminée de la salle a été remodelée, à la fin du 17e ou au début du 18e siècle. En effet, la cheminée d'origine, de la fin du 15e ou du début du 16e siècle, était vraisemblablement plus monumentale. Par ailleurs, certaines portes murées à l'étage témoignent d'une disposition d'origine différente ; peut-être l'escalier d'origine était-il dans l'oeuvre ? la tour d'escalier actuelle aurait donc pu être construite par la suite au début du 16e siècle. Enfin, des différences de niveaux de planchers à l'étage témoignent également des modifications subies par le bâtiment."