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Plateforme ouverte du patrimoine

Château, Bonteville (Montours fusionnée en Les Portes du Coglais en 2017)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château

Titre courant

Château, Bonteville (Montours fusionnée en Les Portes du Coglais en 2017)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Ille-et-Vilaine (35) ; Portes du Coglais (Les)

Précision sur la localisation

Commune fusionnée après inventaire : Commune inventoriée sous le nom de Montours

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays de Fougères

Canton

Saint-Brice-en-Coglès

Lieu-dit

Montours ; Bonteville

Références cadastrales

1833 A2

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Pigeonnier ; fournil

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

16e siècle ; 1ère moitié 17e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

2e moitié 20e siècle

Description historique

Le site de Bonteville témoigne d´une occupation très ancienne (Préhistoire), il présente en effet non seulement un intérêt historique mais également archéologique puisque de nombreux objets (pointes de flèches et outils) en pierres taillées et polies ont été retrouvés sur le site. Bonteville exerçait une moyenne justice au bourg de Montours. Le manoir relevait de la seigneurie de Saint-Brice-en-Coglès ; il appartenait à la fin du 14e siècle à Alix Gouyon, épouse d´Harscoët du Hallay. Le lieu demeure dans cette famille jusqu´au milieu du 17e siècle, date à laquelle il passe par alliance aux Hay, seigneurs de la Montagne qui le possédaient toujours en 1775. Pendant la période révolutionnaire, Auguste Hay de Bonteville était l'un des fidèles d'Aimé du Bois-Guy ; en 1795, il remplaça même Louis du Pontavice au commandement de l'une des colonnes de l'armée chouanne. La chapelle avait été fondée le 22 octobre 1665 par Jean Hay et son épouse Antoinette-Françoise du Hallay ; elle était placée sous le vocable de la sainte Vierge et de saint François. Il ne subsiste pas de traces de cette chapelle aujourd´hui.La terre de Bonteville était composée des lieux suivants : le manoir de Bonteville et ses dépendances, le moulin de la Sensie, le lieu et métairie du Clos Neuf, le lieu et métairie noble de la Salmonière, le moulin de Quincampoix, le lieu et domaine du Grand-Valnelle, le lieu et métairie noble de la Boucaudière, le lieu, manoir et domaine de Morand (Poilley) et la métairie noble de la Guimbaudière (Le Ferré).Il existait trois étangs au nord et à l´est des bâtiments, du nord au sud, l´étang de la Cour sur lequel il existait une forge, l´étang Meynard et l´étang de la Carrière. Aujourd´hui, le site est encore composé de plusieurs bâtiments formant une cour. Le logis principal se trouve à l´ouest de la cour, toutefois, les bâtiments situés au sud abritaient également des pièces de vie, les cheminées qui y subsistent en témoignent encore aujourd´hui. Au nord et à l´est de la cour, se trouvaient plutôt les dépendances : un pigeonnier et un fournil existent encore actuellement. Bien que certains bâtiments soient en mauvais état de conservation et que d´autres aient été remaniés, ceux qui abritaient des parties d´habitation sont datables du 16e siècle. Le bâtiment situé au nord de la cour présente, en façade sud, des caractéristiques propres à l´architecture de la première moitié du 16e siècle : porte en plein cintre moulurée et surmontée d´un larmier, fenêtre à linteau à accolade très aigue, fenêtre avec encadrement à décor de baguettes croisées dans les angles supérieurs (décor caractéristique de la fin du 15e et du début du 16e siècle).Le bâtiment situé à l'ouest de la cour est sans doute le plus remanié, toutefois, un dessin de 1869 nous permet d'en connaître l'aspect à cette époque. En 1869, l'accès au rez-de-chaussée surélevé de ce bâtiment se faisait par un escalier droit perpendiculaire à la façade qui desservait une porte située en partie centrale du bâtiment. Le rez-de-chaussée abritait semble-t-il une cave car deux portes ainsi que des soupiraux étaient percés dans ce niveau. Par ailleurs, le rez-de-chaussée était éclairé par quatre fenêtres, celles des extrémités nord et sud de cette façade Est étaient de très grandes dimensions. Les combles étaient éclairés par cinq lucarnes et le toit était surmonté de quatre souches de cheminées, ce qui indique au minimum l'existence de quatre cheminées dans ce logis. Actuellement, il existe deux tours à l'arrière de ce logis, l'une ronde au sud et l'autre carrée au nord ; la tour ronde a été reconstituée (ses fondations ont été retrouvées) car elle n'existait déjà plus en 1833 lors de la réalisation du premier cadastre communal. De plus, le premier cadastre nous apprend qu'à l'emplacement de la tour carrée actuelle se trouvait en réalité un autre corps de logis, en retour d'équerre par rapport au bâtiment principal. Les bâtiments situés au sud de la cour conservent des cheminées tout à fait exceptionnelles particulièrement en termes de décor (visages humains, trilobes...).Ces bâtiments semblent également dater du 16e siècle, voir même d´une époque plus ancienne car l´une des cheminées du rez-de-chaussée possède des piédroits en forme de colonnes divisées en deux par un réglet, or, ce décor témoigne tout à fait de l´architecture du 15e siècle.Au nord-est, un logis de ferme a été construit à l'emplacement d'un ancien bâtiment figuré sur le cadastre de 1833. La construction de ce bâtiment semble remonter à la fin du 19e ou au début du 20e siècle.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granite ; moellon

Matériaux de la couverture

Ardoise

Commentaire descriptif de l'édifice

Ce lieu est composé de différents bâtiments formant une cour ; ils sont tous, sans exception, construits en granite et couverts d'ardoise et de tuile mécanique. Le bâtiment situé au nord de la cour possède ainsi une très belle maçonnerie de pierre de taille de granite en façade sud. La toiture à très forte pente et à longs pans est couverte d'ardoise. Les encadrements des baies de la façade sud sont très soignés ; la porte en plein cintre située en partie centrale possède en effet un encadrement mouluré d'un tore, elle est par ailleurs surmontée d'un larmier. De part et d'autre de cette porte, se trouvent deux fenêtres, celle de l'ouest possède un encadrement mouluré et un linteau décoré d'une accolade très aigue. Celle de l'est présente également un encadrement mouluré et, dans les angles supérieurs, il existe un décor de baguettes croisées. A l'intérieur, au rez-de-chaussée, il existe deux cheminées en granite situées sur les pignons. La cheminée du pignon ouest est composée de corbeaux à doubles ressauts sous lesquels se trouve un décor de visages humains sculptés.Le bâtiment situé à l'ouest de la cour a été remanié, toutefois, il présente encore une maçonnerie de pierres de taille de granite et un toit à longs pans couvert d'ardoise ; les pignons sont débordants. Un pan de la toiture est couvert en tuiles mécaniques (partie nord-ouest). A l'arrière de ce bâtiment, en façade ouest, se trouvent deux tours, l'une ronde au sud et l'autre carrée plus au nord. Le rez-de-chaussée abrite un cave alors que les pièces de vie sont situées au premier étage.Le bâtiment situé au sud-ouest de la cour est construit en moellon de granite ; il possède un toit à longs pans à très forte pente. A l'intérieur, au rez-de-chaussée, se trouve une cheminée sur le pignon ouest. Le plafond de la pièce du rez-de-chaussée est très haut ; la hauteur très importante de la fenêtre du rez-de-chaussée en façade nord témoigne de cette hauteur de plafond importante. Ce plafond est composé de poutres de très forte section ainsi que de solives ; ce plafond conserve des traces de polychromie. Il subsiste également dans cette pièce des traces des enduits qui recouvraient les murs. La cheminée possède une très haute hotte droite construite en pierre de taille de granite. Les corbeaux sont très bombés et les piédroits présentent une forme de colonnes séparées en deux par un réglet. Enfin, le bâtiment qui se trouve au sud de la cour est composé d'une tour carrée à l'est, associée à un autre bâtiment de plan quadrangulaire situé plus à l'ouest. Ces bâtiments sont construits en moellon de granite et couverts d'ardoise. Les pignons sont débordants et décorés de crossettes en forme d'animaux. Les chaînages d'angles et les encadrements de baies sont réalisés en pierre de taille. Les encadrements de baies sont chanfreinés, l'une des fenêtres de l'étage possède un appui saillant. A l'étage du corps de bâtiment quadrangulaire, se trouve une pièce à feu dont la poutraison est de forte section ; un placard mural se trouve à droite de la cheminée. La cheminée du pignon sud possède un décor exceptionnel : corbeaux à doubles ressauts, piédroits chanfreinés décorés de visages humains et de motifs de trilobes, de lancettes, de losanges et autres motifs floraux et végétaux. A l'est de la cour, s'élèvent les anciennes dépendances : colombier, fournil.

État de conservation (normalisé)

Menacé

Protection et label

Observations concernant la protection de l'édifice

Cet ancien château constitue un vestige important du patrimoine et de l'histoire de la commune de Montours. Malgré des restaurations en cours, il se trouve malheureusement aujourd'hui dans un mauvais état de conservation.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2010

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Dalibard Sabrina

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

Vue générale sud-est
Vue générale sud-est
(c) Région Bretagne
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