Commentaire descriptif de l'édifice
La maison de la Richerais est élevée en moyen et grand appareil régulier de granite en façade principale et en moellon de granite pour les autres murs. La façade principale est percée de deux portes jumelées. La porte principale du logis est en anse de panier, elle est décorée d´un tore (moulure). L´autre porte est plus simple, il s´agit d´une porte quadrangulaire aux bords chanfreinés dont le linteau est décoré d´une accolade terminée par une croix. Cette porte donnait sur une partie annexe non habitée (sans feu). En effet, l´ouverture située à côté de cette porte à la forme des jours d´étable, elle est ornée d´une grille. La salle de vie par laquelle on accède par la belle porte est éclairée d´une fenêtre avec grille, ses bords sont également chanfreinés. La fenêtre, située près du pignon est, fut ajoutée postérieurement, sans doute au 19e siècle. L´étage est éclairé de deux baies en pierres de taille de granite chanfreinées avec un décor d´accolade sur le linteau, celle située du côté du pignon ouest a un appui saillant mouluré. Elle éclaire la chambre de l´étage, il s´agit d´une fenêtre à coussièges. L´autre fenêtre, située plus près du niveau du plancher, éclaire une partie sans feu, sorte d´anti-chambre. Le bâtiment a subi très peu de remaniements.Le toit à longs pans est couvert en ardoise, sa forte pente est brisée par un léger coyau. Les pignons sont débordants. L´intérieur conserve des éléments d´origine typiques du 16e siècle. Les cheminées présentent un joli décor sculpté. Celle du rez-de-chaussée, située sur le pignon est de la maison, présente deux écus sculptés sur son linteau : un écu est orné d´un calice, l´autre d´un calice entouré par deux fleurs de lys, deux hermines et un cœur. Les corbeaux de la cheminée sont à double ressauts décorés par un cordon. Les piédroits sont chanfreinés et ornés de chaque côté d´un visage et à la base d´une fleur de lys. La cheminée de l´étage est tout aussi imposante, de grosses pierres visibles au rez-de-chaussée la soutiennent. Ses piédroits sont chanfreinés et ses corbeaux sont à double ressauts. Son linteau est orné d´un écu portant la date de 1567. La salle du rez-de-chaussée possède encore son vaisselier d'origine dont la pierre du bas servait d'évier. La chambre à l´étage présente également des éléments intéressants, comme une fenêtre à coussièges (sorte de bancs intégrés dans la maçonnerie permettant de lire et travailler à la lumière du jour), un vaisselier avec évier qui servait de lave-main, un placard ouvert dans l'épaisseur du mur, et les vestiges d´anciennes latrines.