Commentaire descriptif de l'édifice
Le plan de cette église est en croix latine, elle possède un lambris de couvrement et un porche. L'intérieur est couvert à trois pans avec entraits et pièces de charpente visibles. Deux pierres tombales sont encore lisibles. Les statues de bois sont belles, ainsi qu'une vierge en calcaire.Le pignon ouest en granite appareillé, est orné de trois petites croix et percé d'une fenêtre flamboyante ; il est précédé d'un porche en pierre avec bancs et surmonté d'une grosse tour couverte en ardoise que terminent un clocher en carène et un campanile. Les armes des Le Prévost seigneurs de Saint-Mard se lisaient au-dessus de la grande porte. La sacristie située au nord, présente au-dessus de la fenêtre ouest un écusson frustre qui semble timbré d'une couronne et entouré de deux palmes. Une litre aux armes des seigneurs de Saint-Mard entourait autrefois l'église : il en subsiste encore quelques vestiges.L'intérieur renferme un arc triomphal en arc brisé reposant sur deux pans coupés. L'un d'eux porte à son sommet une tête humaine entre deux branches. Il faut citer aussi les fonts baptismaux doubles en granite (inscrits MH) sculptés de deux anges, de palmettes et de rinceaux et chargés de deux inscriptions en minuscules gothiques ; on lit sur celle du bas : en l'an mil VCC et V. On trouve enfin dans l'église une pierre tombale armoriée sculptée d'un lion et d'un calice, qui est attribuée au recteur Georges Le Prévost, mort en 1557. Un fragment d'une autre pierre chargée d'un écusson en bannière aux armes des premiers seigneurs de Lignières en Saint-Hilaire-des-Landes.Avec son large pied à huit lobes en accolade, sa tige richement ornée, le calice de Saint-Marc-sur-Couesnon s´affirme comme une oeuvre exceptionnelle. Les arcatures dont les fonds sont repercés contribuent à éviter malgré l´important volume de la tige tout effet de lourdeur. Les feuillages découpés et repoussés appliqués sur le sommet du pied et la base de la coupe, la largeur de la coupe elle-même dont la hauteur est réduite et le profil peu évasé, caractérisent une production de la première moitié du 16e siècle. Les boutons sont rehaussés d´émaux bleus rouges et verts alternés, en basse taille dont la couleur est mise en valeur par la dorure de la pièce. Le poinçon d´orfèvre, aux initiales I et P séparées par une hermine, n´est malheureusement pas identifié et l´objet ne porte pas de poinçon de communauté. Il faut y voir très probablement l´oeuvre d´un orfèvre haut breton de premier plan, sans doute à rattacher à la communauté de Rennes qui en ce début du 16e siècle comprend plusieurs praticiens de grand talent. Sur un des lobes du pied est gravé un écu au lion hissant couronné qui correspond aux armes de la famille Le Prévost, seigneurs de Saint-Marc entre le 14e et le 17e siècle. L´emploi de la gravure au tremblé pour le champ des armoiries, antérieur à la représentation conventionnelle adoptée à partir du 17e siècle, est conforme à l'époque de l´objet. L'église paroissiale, en partie reconstruite en 1517 par la même famille Le Prévost, conserve une pierre tombale ornée d´un calice et armoriée d´un lion qui serait celle de Georges le Prévost, recteur de Saint-Marc, décédé en 1557. Il est fort probable qu´il s´agit du commanditaire de cette belle oeuvre.