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Plateforme ouverte du patrimoine

Église paroissiale Saint-Aubin, Place Alexandre Veillard (Saint-Aubin-du-Cormier)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Aubin

Titre courant

Église paroissiale Saint-Aubin, Place Alexandre Veillard (Saint-Aubin-du-Cormier)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Ille-et-Vilaine (35) ; Saint-Aubin-du-Cormier ; Alexandre Veillard (Place)

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays de Fougères

Canton

Saint-Aubin-du-Cormier

Adresse de l'édifice

Alexandre Veillard (Place)

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1899 ; 1902

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques ; daté par source

Auteur de l'édifice

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par travaux historiques

Description historique

L'église de Saint-Aubin-du-Cormier est citée dès 1025 comme une possession de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur. D'autres bâtiments religieux proches dépendaient également de cette abbaye ; c'est notamment le cas de l'ancien prieuré de Livré-sur-Changeon. . Cette première église de Saint-Aubin-du-Cormier devient paroissiale lors de la création de la ville en 1225 ; les marquis de la Dobiaye en Saint-Jean-sur-Couesnon y possédaient une chapelle prohibitive. Cette église primitive, Saint-Malo-de-Bécherel, située au lieu-dit Bécherel (sud-est du château), est transférée en 1730 dans la chapelle seigneuriale qui se trouvait sur la Place Alexandre Veillard actuelle pour cause de ruine imminente. Cette chapelle seigneuriale était composée d'une simple nef à laquelle deux chapelles avaient été ajoutées au sud. Elle présentait une porte en arc brisé et une rose du 14e siècle ; la fenêtre du chevet possédait un vitrail représentant le Jugement Dernier et datait du début du 16e siècle. Elle était semble-t-il dédiée à Notre-Dame, alors qu'une chapelle Saint-Aubin construite dans les années 1430 se trouvait dans l'enceinte même du château. . La tour qui se trouve toujours actuellement sur la Place Alexandre Veillard a été édifiée en 1764, peu de temps après la conversion de la chapelle seigneuriale en église paroissiale. Elle était située au sud de la nef et remplaçait l'ancien clocher tombé en ruines. Cette tour servait probablement de clocher à l'église qui a été détruite peu de temps après la construction d'un nouvel édifice religieux un peu plus au nord. Cette tour a ensuite été convertie en beffroi.. . Le presbytère se trouvait au 17e siècle au lieu-dit Bécherel, sur sa porte, étaient gravées la date de 1680 ainsi que les armoiries du roi.. . L'église actuelle a été reconstruite entre 1899 et 1902 par l'entrepreneur Richer sur les plans de Henri Mellet. Cet architecte, natif de Vitré, a construit de nombreux édifices religieux dans le département à la fin du 19e siècle (chapelle de la Peinière, église de Janzé, église de Saint-Etienne-en-Coglès, église Saint-Martin de Vitré...). Cette église a été reconstruite à quelques mètres au nord de l'ancienne, qui était devenue trop petite. Le cabinet Mellet présente les premiers plans en 1889. L'église, de style romano-byzantin, est bénie le 21 décembre 1902. Le propre de l'architecture du cabinet Mellet est de faire référence à de multiples styles architecturaux du passé ; cette église illustre cette habitude car, on y retrouve des sortes de tourillons en façade sud qui font référence au style roman poitevin ou encore, sur la même façade, un fronton triangulaire orné de modillons qui rappelle l'architecture néo-classique du début du 19e siècle. Par ailleurs, l'abside est percée de fenêtres en plein cintre qui évoquent également l'art roman, alors que l'intérieur est couvert des voûtes sur croisées d'ogives si caractéristiques de l'architecture religieuse gothique. . Le chevet de cette église est très comparable à celui de l'église paroissiale Saint-Etienne de Saint-Etienne-en-Coglès réalisée par le même cabinet d'architectes.. Cet édifice n'est pas orienté, au contraire des autres églises qui possèdent généralement un choeur à l'est, tourné vers la ville sainte de Jérusalem. Il est logique d'imaginer que la reconstruction d'un tel édifice en milieu urbain au début du 20e siècle soit la cause de cette ""désorientation"". . L'édifice est précédé d'un perron dont les marches sont composées de réemplois d'anciennes pierres tombales.. Le mobilier est contemporain de la construction de l'église sauf quelques rares éléments qui sont plus anciens que l'édifice ; comme l'orgue situé dans le bras ouest du transept. Le maître-autel a été donné en 1902 par le Père Jean-Evangéliste-Marie DUVER, curé de Saint-Germain de Rennes. Il est également le commanditaire de la chapelle Saint-Denis construite à la fin du 19e siècle dans le cimetière.(Sabrina Dalibard, inventaire préliminaire, 2011)

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granite ; moellon ; grès

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan en croix latine

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Typologie de couverture

Toit à longs pans ; croupe ; noue ; pignon

Commentaire descriptif de l'édifice

. La tour de l'ancienne église, située au sud de l'église actuelle, présente des encadrements de baies et des chaînages d'angles en pierre de taille de granite alors que la maçonnerie est enduite. Le toit est couvert en pavillon, il est percé de lucarnes à croupes. Les baies sont en plein cintre.. . L'église actuelle est construite en moellon de granite, seuls les encadrements de baies, corniches, bandeaux et chaînages d'angles sont traités en pierre de taille de granite. . Cette église possède un plan longitudinal, en croix latine ; elle est composée d'une nef et de bas-côtés et d'un chevet semi-circulaire. Contrairement à la majorité des églises, elle n'est pas orientée, en effet son chœur se trouve au nord.. La façade sud est percée d'une porte en plein cintre surmontée d'une rose ; des fenêtres en plein cintre très hautes et étroites sont percées dans les parties latérales de la façade sud. La partie centrale de la façade sud se termine par un fronton triangulaire orné de modillons ; les parties latérales sont couronnées par des genres de tourillons.. Les baies de l'abside, des bas-côtés ainsi que du transept sont en plein cintre. . A l'intérieur, la nef et les bas côtés sont couverts de voûtes sur croisées d'ogives. La nef est séparée des bas-côtés par des arcs brisés qui reposent sur des colonnes en granite possédant des chapiteaux historiés.. Certains autels secondaires sont décorés de mosaïques dorées.(Sabrina Dalibard, inventaire préliminaire, 2011)

Commentaires d'usage régional

Clocher médian

État de conservation (normalisé)

Bon état

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

inscrit MH

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1994

Date de rédaction de la notice

1994 ; 2011

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Orain Véronique ; Barbedor Isabelle ; Dalibard Sabrina

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

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Elévation Nord : vue générale ; Elévation Nord : vue générale
Elévation Nord : vue générale ; Elévation Nord : vue générale
(c) Inventaire général, ADAGP
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Vue générale sud
Vue générale sud
(c) Région Bretagne
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