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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLa forêt de Villecartier (Bazouges-la-Pérouse)
La forêt de Villecartier (Bazouges-la-Pérouse)


Référence de la notice
IA35049539
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
26 mai 2020
Date de dernière modification de la notice
12 juin 2020
Rédacteur de la notice
Bardel Stéphanie
Mentions légales
(c) Région Bretagne
Désignation de l'édifice
Titre courant
La forêt de Villecartier (Bazouges-la-Pérouse)
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
édifice non identifié
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Bretagne ; Ille-et-Vilaine (35) ; Bazouges-la-Pérouse ; Villecartier
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Pays de Fougères
Canton
Antrain
Lieu-dit
Villecartier
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
La forêt de Villecartier est toute entière comprise dans les limites de Bazouges-la-Pérouse. Elle commence à 3,5 km du bourg de Bazouges et borde le côté est de la route sur une longueur de 2 km. On y signale un ancien chemin empierré appelé le chemin Montais, qui se dirige vers le Mont-Saint-Michel, et un autre dit le chemin de la Duchesse-Anne, qui s'embranche sur le premier. Il est fait mention de cette forêt dans la Grande Charte donnée en 1163, par Raoul II, seigneur de Fougères, en faveur de l'abbaye de Rillé à laquelle il concède le droit de passage pour ses porcs dans toute l'étendue de la forêt. En 1284, Hugues le Brun, seigneur de Fougères, donna à Gilbert de Malmains qui l'avait accompagné en Palestine, le droit de prendre son chauffage dans la forêt. Les seigneurs de la Ballue et des Portes y avaient également différents droits. L'union de la Bretagne à la France avait fait passer dans le domaine du roi cette forêt.La forêt de Villecartier, avec les bois de Marcillé, donna lieu à l'établissement d'une Maîtrise des Eaux et Forêts en juridiction forestière à Bazouges-la-Pérouse. Elle était exercée par un officier ayant le titre de maître particulier, un procureur du roi et un garde-marteau (officier dépositaire du marteau avec lequel on marquait le bois désigné pour être coupé et vendu).Il existait autrefois dans la forêt une chapelle nommée chapelle de l'Hermitage, qu'une tradition prétend avoir été fondée par les ducs de Bretagne pour y entendre la messe pendant leurs chasses ; elle était probablement sur la lisière de la forêt, à l'endroit de l'oratoire saint Mathurin.La forêt de Villecartier était, jusqu'au siècle dernier, extrêmement peuplée, à peine moins que la campagne environnant Bazouges-la-Pérouse. Sabotiers et charbonniers surtout y élevaient leurs huttes de branchages, dans des conditions de liberté inconnues ailleurs, puisque la forêt n'avait d'autre propriétaire que le roi. Plus d'une centaine de familles vivaient donc là, généralement près des points d'eau et des ruisseaux, utilisant l'eau courante non seulement pour leur besoins domestiques, mais encore pour leurs petites industries artisanales, grâce à des moulins primitifs dont on peut toujours reconnaître l'emplacement en maints endroits.Deux vallées principales traversent la forêt de part en part. L'une est orientée sud-nord, l'autre va du sud sud-ouest au nord nord-ouest. Elles se réunissent pour former ce qu'on appelle La Grande Queue de l'étang de Villecartier. Cet étang artificiel couvre une superficie de quinze hectares environ.