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POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune d'Epeigné-sur-Dême
présentation de la commune d'Epeigné-sur-Dême






Référence de la notice
IA37000034
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
26 mai 2005
Date de dernière modification de la notice
13 mai 2020
Rédacteur de la notice
Debal-Morche Anne
Mentions légales
© Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune d'Epeigné-sur-Dême
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Centre-Val de Loire ; Indre-et-Loire (37) ; Epeigné-sur-Dême
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Neuvy-le-Roi
Historique de l'édifice
Description historique
Les premières mentions d'Epeigné-sur-Dême sont Hispanicus ou Spaniacus au XIème siècle (cartulaire de la Trinité de Vendôme). Ces termes signifient vraisemblablement le domaine de Spanius ou d'Hispanus, celui qui est originaire d'Espagne. Le fief d'Epeigné-sur-Dême eut les mêmes possesseurs que celui de Chemillé-sur-Dême, à savoir, la famille de Bueil jusqu'au XVIIème siècle, puis au 18ème siècle, les familles de Broussel, de Lusignan-Lezay et de Martel Gaillon, seigneur de Chemillé. Par ordonnance royale du 2 octobre 1822, les deux paroisses voisines "les Pins" et "Rorthres" sont réunies à la commune d'Epeigné-sur-Dême. "Les Pins", terra de Pinibus, ecclesia de Pinis, en 1056 est une ancienne paroisse du doyenné de la Chartre, de l'archidiaconé et de l'élection de Château-du-Loir, diocèse du Mans. L'église, dédiée à la Vierge, fut vendue vers 1030 par Aimery d'Alluye et Eva, sa femme, à la comtesse Agnès, femme du comte d'Anjou. Celle-ci la donna à l'abbaye de la Trinité de Vendôme. En 1480, le fief des Pins appartenait au "de Montplacé", écuyer ; en 1678, au marquis de Jargé et en 1789, à Guyot de Mandat . La seigneurie des Pins est attestée depuis le 15ème siècle. Le château primitif s'élevait pratiquement au même emplacement que le château actuel. Une description en est donnée dans un acte de vente de 1823. L'ancienne demeure seigneuriale était alors flanquée de deux tourelles et élevée d'un étage et d'un comble. Il n'en subsiste que la base d'une tour cylindrique d'environ 3, 60 m de diamètre où une porte basse permet d'accéder à une petite salle voûtée en coupole, le tout étant dissimulé dans un bouquet d'arbres, un peu à l'arrière du logis actuel. Le second vestige restant est une fuie imposante, édifiée en moellons sur plan circulaire d'une dizaine de mètres de diamètre, incorporée maintenant dans les bâtiments de la ferme voisine. Il ne reste rien de l'ancien village et de son église. Roorta, en 1204 (Cartulaire de Saint-Vincent) , actuellement "Rorthres", formait une châtellenie qui appartenait en 1605 à l'abbaye de la Trinité de Vendôme, de 1694 à 1765 à la famille de la Bonninière de Beaumont et jusqu'à la Révolution à Antoine François du Juglart. L'église Notre-Dame et le presbytère ont été vendus aux enchères à un particulier en 1839. L'église est alors transformée en grange. Ces ouvertures en plein cintre peuvent être attribuées au XIIème XIIIème siècle. La population d'Epeigné s'élevait en 1790 à 220 habitants, en 1820 à 260, en 1831 (après la réunion des communes des pins et de Rorthe) à 525, en 1901 à 422, en 1954 à 320, et en 1999 à 147 habitants.