Description historique
La première mention de la Perrine est donnée par un acte paroissial en 1668, citant comme parrain "Jean Moreau, sieur de la Perrine, fils de noble Mathurin Moreau, commissaire des guerres en Flandres". Jean Moreau, qui était aumônier de la reine Marie Thérèse d'Autriche, prieur de Saint Martin des Landes décéda en 1726, âgé de 72 ans. La Perrine passa alors à Nicolas Colas de Malmusse, écuyer, capitaine au régiment de Farville Infanterie. A sa mort en 1736, alors qu'il n'était âgé que de 33 ans, la Perrine fut transmise à sa veuve, puisque dans un acte notarié de 1747, celle-ci est dite "veuve de Nicolas de Colas, seigneur de la Perrine, demeurant en son château de la Perrine". A cause des lacunes dans les actes de propriétés, ce n'est qu'en 1820 qu'est de nouveau mentionnée la Perrine, lors de la vente par Jean René Lemore, vérificateur de l'enregistrement au Mans à René Mureau huissier. Son fils Médéric, chirurgien, la revendit à Jacques Delépine en 1829. Elle est ainsi décrite dans l'acte de vente "une maison nommée la Perrine, composée d'un logement de maître, précédé d'une grande cour, caves sous le bâtiment, une dépendance composée d'une remise, 3 écuries, enfin un hangar, une boulangerie et une grange en un bâtiment près du portail d'entrée, et un autre bâtiment neuf, ayant un escalier extérieur avec un petit jardin". La représentation sur le cadastre napoléonien montre que le chemin, qui mène de la place Jean d'Alluye vers la rivière n'existait pas, et que la maison, 8 place Jehan d'Alluye (cadastre 411) faisait partie du domaine de la Perrine. Les 3 bâtiments : le logis principal, la boulangerie actuelle correspondant à la parcelle 386 du cadastre de 1983 et la parcelle 383 (grange) ont le même numéro de parcelle, le 799, sur le cadastre napoléonien. Lorsque le registre des augmentations cadastrales mentionne une construction nouvelle en 1846, s'agit-il de cette grange, qui d'après son bel aspect soigné en pierre de taille correspondrait par son style à cette date. Il mentionne également une construction nouvelle en 1870, s'agit-il situées au Sud du logis, en bordure de chemin ?. En revanche, dans la partie Nord-Ouest, la grange, cadastrée 801, en 1834, et 414 actuellement, est toujours englobée, dans le domaine. La vente de 1881 donne une description intérieure : Maison de maître composée d'un principal corps de bâtiment avec pavillon de chaque côté, au rez-de-chaussée, vestibule, grand et petit salon, salle à manger, cuisine, office, grand perron en pierre dure pour arriver au jardin, 5 chambres à coucher au 1er étage, une chambre mansardée au second. Le tout formant 1 hectare avec le jardin anglais, le verger, la prairie et le potager limité par la rivière. "Un plan de la propriété, exécuté en 1884, signale qu'elle appartient à M. Fusil". Cet état correspond à l'état actuel. Plusieurs mutations de propriétaires eurent lieu au 20e siècle.