Description historique
Les renseignements historiques sur cette demeure nous sont donnés par les 2 curés historiographes du canton au 19e siècle, le curé Pouthières de Chemillé et le curé Renard de Louestault, celui-ci commence ainsi sa présentation : "Malgré qu'on ne voye à la Graffinière, ni tours, ni donjon, ni pont levis, ni douves, ça n'en a pas moins été dans un temps une maison seigneuriale". Le nom des seigneurs de la Graffinière apparaît dans les registres paroissiaux. En 1655 est citée comme marraine Marie Savard, femme de René Deniau, écuyer, sieur de la Graffinière, gentilhomme du roi. En 1665, comme parrain Julien Deniau, et en 1666 Marie Jeanne Deniau, fille de René Deniau. En 1724 a lieu dans la chapelle du château de la Roche d'Alès, le mariage du sieur de la Mothe-Thibergeau, fils de Jeanne Marie Deniau de la Graffinière, à une demoiselle de Menou. Le domaine de la Graffinière passa à la famille de Savard qui lui était alliée, Charles Casimir de Savare le vendit en l'an 13 où après plusieurs transactions, il fut vendu à la famille Gault, qui le posséda pendant le 19e siècle. Il ne reste que des éléments de la partie ancienne du logis, un départ d'escalier en vis, en pierre, menant de la cave au rez-de-chaussée, la mouluration d'une fenêtre côté jardin et à l'intérieur, une cheminée en pierre, placée sur le pignon Est. Beaucoup de modifications ont eu lieu au 19e siècle, les parties subsistantes d'une cheminée placée actuellement dans le grenier laissent supposer que l'étage était habitable, et que la toiture a due être rabaissée, éventuellement dans les années 1830, d'après une information transmise au grand père du propriétaire par Villemaine, instituteur à Chemillé, à la fin du 19e siècle. Les lucarnes en pierre datent du 19e siècle. Les bâtiments de la ferme, avec l'encadrement des baies en brique, doivent dater de la fin du 19e siècle-début 20e siècle.