Description historique
Deux fours à chaux ont été construits en 1858 sur une terre qui appartenait alors à la veuve Tiffeneau-Roy de Sainte-Maure, et ce avec autorisation préfectorale accordée le 4 décembre 1857 à Aimé Legris, négociant. Sur le site passé plus tard à Charles Emmanuel Legris, négociant à Nantes, trois autre fours à chaux ont été construits en 1882 ainsi que deux magasins et hangars, en 1865 une maison, et en 1891 un autre magasin et hangar. L'exploitation des fours était confiée à un régisseur ou un directeur ; en 1861 à Vignal Jacques, en 1866 à Fariants Charles, en 1876 à Lagerbe Pierre, en 1886 à Pasquier Armand. En 1892, le site passe à Desfontaines-Girard Léon, fabricant de chaux et un sixième four est construit en 1893, puis un bureau en 1901 et un embranchement particulier au chemin de fer en 1907. Le directeur de l'établissement en 1896 est Legrand Alfred ; en 1906 Archain Alexandre et en 1911 Sellier. En 1914 l'usine passe à Picard Paul, cabaretier, et en 1928 à Pailheret-Picard Félix. Le 30 janvier 1928 sont déposés les statuts de la S.A. Maison PAul Picard. Cette société, qui a pour objet la reprise et l'exploitation des anciens établissements industriels Paul Picard, fabrication de chaux et agglomérés, commerce des matériaux et toutes et toutes exploitations connexes, est créée pour une durée de 99 années, son siège social étatnt à Rennes.En 1921 et 1931, l'usine est dirigée respectivement par Proust Edmont et Huger Auguste. L'activité chaufournière a cessé sur le site de la Rolandière au début des années 1940 et en 1950 un établissement agricole y a été installé. Ce dernier, qui n'a pas été exploité longtemps, a laissé la place à un terrain de camping, aménagé dans les anciennes carrières, et des maisons individuelles sur le site proprement dit. En 1858 on relève sur le site 10 ouvriers ; une vingtaine en 1863, 25 en 1882 qui perçoivent un salaire journalier de 3, 50 à 4 francs. De 25 à 30 ouvriers en 1883 pour un salaire de 3 à 4 francs ; enfin une dizaine en 1831. Le directeur, ou régisseur de l'usine et 2 ou 3 ouvriers seulement étaient logés sur le site. L'exploitation des carrières n'était pas sans danger et les accidents par chutes de pierre ou éboulements assez fréquents, quoique moindre qu'en carrières souterraines. Le 20 septembre 1893 s'est produit un accident mortel.