Description historique
Sur un promontoire de forme ovoïde entouré par des douves en eau, fut élevé le donjon résidentiel du châtelier dans la seconde moitié du 12e siècle ; éventré il conserve toute sa hauteur (4 niveaux anciennement planche avec accès au premier étage) ; l'étage noble (2e étage) conserve une latrine et les vestiges d'une cheminée ; l'escalier en vis est disposé dans un éperon ; le site est entouré par une enceinte à Tours rondes pleines (en ruine) , et percé par une tour porte carrée accessible par un pont dormant ; cette enceinte est vraisemblablement contemporaine du donjon ; au 15e siècle, la tour Sud adopte la forme d'une tour en fer à cheval d'habitation et de défense (archère canonnière) ; à la même époque, l'enceinte est doublée entre le pont dormant et la tour porte carrée, par une enceinte aménagée d'archères canonnières avec pont levis charretier et piéton disparu (Terrier A.N.) ; dans la seconde moitié du 15e siècle, et la première moitié du 16e siècle, c'est peut-être Jacques Vernon, seigneur du châtelier à partir de 1457, qui fait construite le nouveau logis, soit l'aile Nord et le pavillon Nord de l'actuel logis ; ce logis englobe une tour ronde de l'enceinte ; dans la 2e moitié du 16e siècle, François de la Noue dit "bras de fer" est manifestement le maître d'ouvrage d'une plate forme d'artillerie en terrasse, située à l'Ouest du promontoire, élevée sur des casemates et agrémentée par une échauguette sur trois trompes ; l'accès s'y faisait par un pont levis à bascule et une tour-porte carrée défendue par des archères à la française ; dans la 2e moitié du 17e siècle, le logis est agrandi par l'addition d'une aile et d'un pavillon qui lui sont accolés symétriquement au Sud ; on construit également la grange dite des protestants qui peut-être originairement un temple protestant, et une dépendance ; la cour était limitée au Sud par un bâtiment disparu (cadastre Napoléonien) qui peut dater de cette époque ; ces travaux ont pu être commandés par Benjamin de Pierre Buffière ; des jardins et un parc à la française sont plantés au 18e siècle (Terrier A.N.) disparus aujourd'hui ; une importante restauration du logis à récemment été entreprise