Description de l'élévation intérieure
2 étages de soubassement ; étage de soubassement ; rez-de-chaussée ; 1 étage carré
Emplacement, forme et structure de l'escalier
escalier de distribution extérieur : escalier tournant, en maçonnerie
Commentaire descriptif de l'édifice
Deux bandes continues d'édifices commerciaux s'élevaient de part et d'autre de la rue Nationale, sur une portion comprise entre la place Anatole-France et le carrefour des rues Colbert et du Commerce. Une première série de neuf boutiques, un café et un bureau d'embauche en rez-de-chaussée formait le côté est de l'îlot ABC. Ces bâtiments se doublaient en façade postérieure d'un étage de soubassement, réservé à l'habitation des commerçants ou à des arrière-boutiques. L'ensemble comportait deux passages d'entrée qui permettaient de rejoindre le cœur d'îlot depuis la rue Nationale. Deux autres édifices commerciaux ont subsisté et sont disposés en retour sur la rue du Commerce, dans le prolongement d'une boutique d'angle. Non soumis au dénivelé de l'artère principale, ils comptent un rez-de-chaussée et un étage-carré, mais présentaient une hauteur identique à celle des autres magasins reconstruits. Une grande terrasse bitumée recouvrait ce premier ensemble. Un escalier bâti le long de la façade ouest en permettait l'accès, condamné à mi-hauteur par une grille métallique.Le côté ouest de l'îlot V était formé d'une deuxième série de magasins en rez-de-chaussée comptant cinq boutiques, deux restaurants et l'accueil du musée du compagnonnage, doublés de deux étages de soubassement en façade postérieure. Un passage d'entrée, prolongé par une passerelle, conduisait au musée installé dans l'un des anciens bâtiments conventuels de l'abbaye Saint-Julien. Un escalier extérieur à deux volées permettait d'accéder à la terrasse qui couvrait cet ensemble de commerces, condamné également par une grille métallique. À l'angle des rues Nationale et Colbert, un dernier lot de magasins en rez-de-chaussée subsiste et comprend un restaurant et un salon de coiffure. Ce bloc, édifié plus tardivement au début des années 1960, présente les mêmes caractéristiques que les commerces précédents. Un escalier bâti le long de la façade orientale monte à une petite terrasse qui recouvre l'ensemble. Cette façade très dégagée est revêtue d'un plaquis de pierre calcaire, identique au parement qui recouvre les élévations postérieures de la double série de magasins. Tous ces édifices comportaient une ossature en béton armé associée à une maçonnerie de moellons. Le cloisonnement des boutiques était assuré par des murs en parpaings de béton. Des parterres plantés, disposés à intervalles réguliers, ornaient les larges trottoirs qui longeaient les devantures des magasins. Recouvertes d'un bitume de teinte rouge, les deux grandes terrasses étaient bordées de grands bacs à fleurs.