Maison ; immeuble
Les maisons et les immeubles de Morez
Bourgogne-Franche-Comté ; Jura (39) ; Morez
Anciennement région de : Franche-Comté
Morez
808 bâti INSEE ; 301 repérés ; 78 étudiés
17e siècle ; 18e siècle ; 19e siècle ; 1ère moitié 20e siècle
L'étude de l'habitat morézien a pris en compte la ville ancienne, qui s'est développée en fond de vallée, et le quartier de Morez dessus, dont la colonisation a débuté dès le 19e siècle. Elle a laissé de côté les extensions de la seconde moitié du 20e siècle, sur les versants de la vallée, consistant en lotissements et immeubles de type H.L.M. (rendus nécessaires par l'augmentation de la population qui a atteint un maximum de 6957 personnes en 1990, avant de redescendre à 5570 en 2007). L'habitat retenu est relativement récent : seuls quelques rares vestiges rappellent les 16e et 17e siècles ; le bourg s'est développé au 18e siècle mais n'est devenu une vraie ville qu'au cours du siècle suivant, grâce au développement industriel lié à l'horlogerie puis à la lunetterie. La population est passée de 1218 habitants en 1800 à 3153 en 1851 puis 5928 en 1913. Le 19e siècle et la première moitié du 20e siècle sont donc marqués par une densification du bâti avec construction de maisons et d'immeubles, s'intercalant dans un tissu urbain lâche, et rehaussement des bâtiments existants et de leurs dépendances (les maisons gagnent fréquemment un deuxième étage à cette époque). Le corpus des habitations repérées rend compte de cette histoire et des limites retenues : 80 % date du 19e siècle, 13 % du 18e siècle et 6% du 20e siècle.
Calcaire ; moellon ; pierre de taille ; enduit ; essentage de bardeaux ; essentage de tôle
Métal en couverture
Le corpus totalise 301 habitations (dont 78 étudiées) : 105 immeubles et 196 maisons, à mettre en regard des 450 " maisons " de 1913 ou des 808 " immeubles " de 1975 (le recensement de 2006 compte lui 3044 logements). Les bâtiments sont réalisés en moellons calcaires, protégés par un enduit et parfois un essentage de métal (ou plus rarement de bardeaux, dits " tavaillons "). Coiffés d'un toit à longs pans métallique, ils sont relativement homogènes en hauteur : les trois quarts des bâtiments ont un ou deux étages seulement (le maximum étant de quatre étages) avec, le cas échéant, un voire deux étages de soubassement (qui signent leur implantation sur une pente, parfois aussi marquée par la présence d'une passerelle). Les trois quarts des escaliers vus sont situés dans les bâtiments et le quart restant à l'extérieur ; dans 20 % des cas, la desserte des logements et ateliers s'effectue par une coursière dans la cour. Le décor est sobre, essentiellement assuré par des bandeaux, la corniche et les balcons (quelques rares traces de peintures murales sont encore visibles). La caractéristique principale de l'habitat morézien est son étroite imbrication avec le monde industriel, témoignant de l'importance du travail à domicile. Pour plus de 40 % du corpus, le logement est associé à un atelier ou une usine, dont la présence se révèle souvent par le type des fenêtres : fenêtres dite " lunetières " (ou " horlogères ") , de petit module (80 à 110 cm) et sensiblement carrées, fréquemment disposées par bande de trois ou quatre et partageant les mêmes piédroits ; fenêtres multiples, également associées entre elles mais d'un module habituel ; finalement grandes fenêtres barlongues. Cinq types de bâtiments ont été distingués : les maisons avec atelier (67) , les maisons de notables (9) et les autres maisons (120) , les immeubles avec atelier (55) et les autres immeubles (50).
Baies lunetières,baies multiples,maison avec atelier,maison de notable,immeuble avec atelier
La présence d'un atelier (de lunetier ou d'horloger) est fréquemment signalée par des baies lunetières, de petit module et souvent à encadrement en bois, ou des baies multiples (multiplication de fenêtres d'un module courant). Les maisons de notable (généralement des maisons d'industriel) se distinguent des autres par leur monumentalité ou leur source d'inspiration.
Propriété privée,propriété publique
2000
© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
2010
Poupard Laurent
Dossier collectif
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