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Plateforme ouverte du patrimoine

Collège de jésuites actuellement poste, et église Saint-Louis actuellement église paroissiale Saint-Vincent-de-Paul

Désignation

Dénomination de l'édifice

Collège ; église

Genre du destinataire

De clercs réguliers de la compagnie de Jésus

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Louis ; Saint-Vincent-de-Paul

Destination actuelle de l'édifice

Église paroissiale ; établissement de bienfaisance ; bureau de poste

Titre courant

Collège de jésuites actuellement poste, et église Saint-Louis actuellement église paroissiale Saint-Vincent-de-Paul

Localisation

Localisation

Centre-Val de Loire ; Loir-et-Cher (41) ; Blois ; place Victor Hugo

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Blois centre

Adresse de l'édifice

Victor Hugo (place)

Références cadastrales

1980 DP 405 ; 1980 DP 406 ; 1980 DP 732

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour ; jardin

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 17e siècle ; 2e quart 17e siècle ; 3e quart 17e siècle ; 2e quart 19e siècle

Commentaires concernant la datation

Porte la date ; daté par source

Lieu de conservation d'un élément architectural déplacé

Parties déplacées à : 41, Blois

Description historique

La fondation d'un premier collège à Blois remonte en 1581, mais il faut attendre 1622 pour que les jésuites s'installent sur un terrain au quartier de Bretonnerie. Cette première implantation est provisoire, car c'est seulement en 1624 que les jésuites acquièrent les terrains nécessaires à la construction de l'église Saint-Louis, commencée cette même année sur les plans du père Martellange. Cette première campagne est interrompue et les travaux reprennent en 1634 sous la direction de Charles Turmel qui reprend plusieurs points du projet initial, en particulier pour l'élévation de la façade et celle de la nef, de même que pour le plan des chapelles latérales. Ces transformations entraînent une classification de la façade et une composition plus monumentale du volume intérieur. Un dernier changement de parti intervient pour le couvrement en 1655, date à laquelle on couvre la nef d'un lambris, matériau utilisé aussi pour le dôme déplacé d'une travée. La décoration intérieure, en particulier celle du choeur et de la tribune d'orgue, est exécutée à partir de 1674 et financée par Anne-Marie de Montpensier qui fit élever dans le choeur un grand retable avec deux cénotaphes, l'un pour abriter le coeur de Gaston d'Orléans, son père, l'autre pour elle-même. La construction des bâtiments du collège commence en 1634 sur les plans du frère Charles Turmel et n'est achevée qu'à la fin des années 1650. Le collège est désaffecté en 1760, lors de l'expulsion des jésuites de France ; à ce moment, le parvis de l'église et l'entrée du collège sont transformés en Place Royale où se déroulent des manifestations et fêtes. Pendant la Révolution, l'église abrite un magasin à fourrage, tandis que les bâtiments du collège sont attribués au bureau de bienfaisance. En 1827, l'église est rendue au culte et devient paroissiale sous le vocable de Saint-Vincent-de-Paul. En 1847, Jules de la Morandière entreprend sa restauration, en modifiant quelques détails de façade et en reprenant le couvrement de la nef et de la coupole, de même il refait la charpente de la lanterne. A cette date, l'église est pourvue de vitraux de l'atelier de Lavergne, dont il ne subsiste qu'une verrière, et les parois intérieures de la totalité de l'édifice sont recouvertes de peintures qui altèrent la sobriété monumentale de l'ordre toscan. Dans les années 1880, le grand tableau du retable du choeur, disparu à la Révolution, est remplacé par une niche ovale à jour zénithal, pourvue d'une regrettable statue de l'immaculée conception. En 1945, la bureau de bienfaisance est supprimé pour être transformé en poste centrale, c'est à ce moment là que disparaissent les bâtiments du collège, à l'exception du corps sud dans lequel l'installation des bureaux entraîne la destruction de la distribution originelle, en particulier, le grand escalier carré à retours. Lors de la destruction des autres corps, deux lucarnes ont été déposées au dépôt lapidaire du cimetière Saint-Saturnin.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Pierre ; pierre de taille ; bois

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan rectangulaire régulier ; plan en croix latine

Description de l'élévation intérieure

3 vaisseaux

Typologie du couvrement

Voûte en berceau ; coupole ; cul-de-four

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées ; élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit à longs pans ; toit polygonal ; croupe

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier en vis ; escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

État de conservation (normalisé)

Vestiges ; restauré

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1928/05/31 : inscrit MH ; 1917/08/08 : classé MH

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Élévation ; nef ; choeur

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété publique

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1992

Date de rédaction de la notice

1995

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Cosperec Annie

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Centre-Val de Loire - Service régional de l'Inventaire - 6 rue de la Manufacture 45000 Orléans – 02.38.70.25.06

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