Description historique
Il ne reste aucun vestige des bâtiments de la maison forte des Templiers qui dépendait de la commanderie de Saint-Jean-des-Prés de Montbrison, ni plus du vintain qui entourait la ville de l'Hôpital (Bulletin de la Diana, t.II, p. 339) , si ce n'est peut-être une épaisse muraille dont les restes se voient à droite de l'église. £En 1555, Guillaume le Grainy de Villebeucle, commandeur de Saint-Jean, fait renouveler le terrier. Ce terrier fait connaître la ville neuve de L'Hôpital-le-Grand.£En 1789, l'Hôpital-le-Grand était annexe de la paroisse d'Unias, seigneurie dans le Forez, élection et archiprêtré de Montbrison ; l'église était sous le vocable de Saint-Laurent. La justice de l'Hôpital et de Messilieu appartenait à la commanderie de Saint-Jean-des-Prés de Montbrison. A la même époque les biens que possédait la commanderie furent vendus comme biens nationaux et L'Hôpital-le-Grand fut alors érigée en commune, avec une existence indépendante. La commune devient paroisse le 28/08/1808.££L'église était dès 1378, unie à celle d'Unias, anciennement sous le vocable de la Sainte-Croix, elle serait le seul legs de cette commanderie aux temps modernes, l'ancienne chapelle se retrouverait en partie dans ce nouvel édifice qui daterait du XVe et du XVIe siècle. La visite pastorale de 1614 signale : "L'église parrichialle de la sainte-Croix de l'Hospital-le-grand, annexe de celle d'Uniaz... Le prieur de Sainct-Romain-le-Puy est présentateur desdictes églises...à l'Hospital le commandeur de Saint-Jean-lez-Prez de Montbrison prend tous les diesme....Ladicte église est en asses bon estat, mais pauvre...Après ladicte confirmation, nous avons prié pour les trespassez. Jean Ronchon est luminier, il y avoit un terrier à luminaire, duquel est saisy le commandeur de St-Jean-lez-Prez, demeurant à Montbrison. £Le 30 novembre 1840, tout l'argent disponible (300 F de secours demandés pour travaux au presbytère et arrivés après règlement des travaux) doit être utilisé pour réparer l'église les murs étant atteints par le chancre dans plusieurs endroits de leur fondation" ; en 1839, des ouvriers avaient déjà été envoyés sur place : ils trouvent "le pisé des murs enfoncé dans la terre par l'exhaussement du cimetière", mais se retirent après avoir fait fort peu de travaux, "dégouttés et effrayés sans doute". Le choeur de l'église, en mai 1841, est lézardé en plusieurs endroits et menace de s'écrouler. Il faut démolir et reconstruire (on ne peut pas réparer). Les 300 F en caisse seront affectés à ces travaux, quand on aura fait établir des plans et devis approuvés par le préfet. Les travaux à l'église et au choeur semblent avoir été effectués en 1842 car les fonds libres ont été dépensés pour "solder les réparations faites à l'église". En 1846, le 8 septembre, le conseil municipal déclare vouloir voter l'imposition nécessaire pour les réparations du clocher. Quelle est la nature des travaux réalisés et ceux encore nécessaires à l'église ? Le 8 février 1883, une lettre du sous préfet stipule que la terre léguée par le sieur Henri Garnier à la fabrique de la dite commune soit vendue, pour le prix en être, de préférence, employé à la restauration ou à la reconstruction de l'église paroissiale, qu'il reconnaît dans un état pitoyable et peu convenable à la dignité du culte. La présentation des comptes de gestion de la fabrique, le 20 octobre 1894, indique l'aliénation de 6 titres au porteur des rentes appartenant à la fabrique afin de faire construire un nouveau clocher, projet approuvé par le conseil municipal.£Le 21 mars 1912, des travaux urgents sont à réaliser par MM. Boudol et Cigobelli pour 539, 69 F (badigeons, reprises en maçonnerie, toiture, peintures de boiseries). Le 27 novembre 1927 des réparations sont à réaliser à la toiture du clocher pour 4450 F et une partie de la toiture de l'église, en juin 1967, doit être refaite. Le 18 décembre enfin, de gros travaux sur les murs de l'église sont à réaliser par l'entrepri se Berry de l'Hôpital-le-Grand. L'église fut restaurée tout récemment en 1978. £L'église actuelle a beaucoup perdu de son aspect originel, intègre-t-elle la chapelle de la commanderie d'origine au niveau de ses épais murs en pisé ? A-t-elle subit les affres de l'incendie, de destructions accidentelles ? La nef qui devait être voûtée, et le choeur qui pouvait être de style roman, ont été remaniés durant les années 1840 car trop dégradés. La nef est alors plafonnée et le choeur devenu rectangulaire est également plafonné. Une chapelle, au XVe ou XVIe siècle, est venue investir la base du clocher de l'église, lequel est partiellement reconstruit au 19e siècle. Une sacristie est vraisemblablement construite à la fin du 19e siècle.