Description historique
Le domaine des Gaschetières appartenant à Claude Galmet, veuve de J-J. Bigot, fut adjugé à Guillaume Cornuel leur gendre, époux d'une célèbre Précieuse, Anne Bigot, le 30 août 1635. Ce dernier, adjudicataire de 5 grosses fermes en 1620, trésorier de l'extraordinaire des guerres en 1628 et traitant dans les années 1635-1645, fit reconstruire le château vers 1643/1645 (analyse dendrochronologque de la charpente du pavillon sud du château - Archéolobas réf. ARC 01/R2448D). Un demi-plan, non daté (17e ou 18e siècle) , nous fait connaître l'existence primitive d'un double escalier tournant à 3 volées droites construit dans l'aile droite, à droite du vestibule d'entrée, et maintenant disparu. En 1650, il fit élever le petit pavillon à usage de chapelle implanté devant et à gauche de la façade principale, chapelle sous l'invocation de la Sainte Vierge et de Sainte Anne. Un second pavillon voué à l'habitation, lui est symétrique et contemporain. Le domaine resta la propriété de sa famille jusqu'à son achat en 1730 par le fermier général Thoynard de Jouy. Ses descendants en furent propriétaires jusqu'au tout début du 19e siècle. Le 17 janvier 1836 c'est la famille Fricon qui l'acheta et réalisa les importants travaux qui transformèrent le château, tel qu'il nous est parvenu, avec un nouvel escalier édifié au même endroit que le précédent. Les noms de Ricard, architecte orléanais et Louis Parent, architecte parisien, apparaissent sur des mémoires en 1867 et 1877 pour l'un et 1884 et 1887 pour l'autre. Une serre chaude fut construite en 1867 par Benjamin Ricard, Couturier, entrepreneur, et Charpentier frères, fabricants de serres de jardin à Orléans. Les lucarnes primitives du château ont été détruites au 20e siècle. La ferme du château et ses dépendances figurent en plan, à quelques exceptions près, telles quelles sur le cadastre de 1828 et furent modifiées ou construites au 19e siècle ou au début du 20e siècle. Le colombier fut transformé en habitation avant la guerre de 1939-40. Une importante grange aux murs en bauge (terre argileuse mélangée à de la paille) , sans doute antérieure à la Révolution, est visible à l'extrémité sud des dépendances.