Typologie de la couverture
toit à longs pans ; toit à deux pans ; pignon découvert ; croupe ronde ; croupe
Commentaire descriptif de l'édifice
Les différentes phases de la construction de l'église médiévale se lisent encore facilement, du moins pour sa partie orientale, dans les élévations extérieures qui sont dans leur état ancien et n'ont, heureusement, pas été rejointoyées.£Le chevet est bâti en pierres de taille soigneusement appareillées et posées sans joint ; son élévation est rythmée par quatre contreforts peu épais qui montaient jusqu'à la corniche dont subsistent les pierres bûchées des modillons ; les trois fenêtres, dont l'encadrement était sans doute à ressaut, ont été élargies. Le niveau ajouté pour servir de refuge est une construction en pierre de taille bien moins régulière, surtout pour la partie courbe au-dessus de l'abside. Sa maçonnerie s'appuie à l'ouest sur la tour élevée sur la travée d'avant-choeur : celle-ci, en partie reprise en partie haute, est en moellon équarri avec chaînes d'angle en pierre de taille, et ses fenêtres sont couvertes d'arcs monolithes, techniques de construction qui invitent à la situer à la fin du 11e siècle ou au début du 12e siècle. L'élévation sud de la nef montre une partie basse en pierre de taille semblable à celle de l'abside, avec une chaîne d'angle à gauche qui signale sa longueur initiale, avant l'agrandissement du 18e siècle ; son élévation nord conserve des parties en moellon équarri qu'il faut attribuer à son premier état. La façade du 18e siècle et les chapelles ajoutées en 1838 se distinguent nettement par leur appareil de moellon de tout venant récemment rejointoyé.£Les élévations intérieures ont été entièrement décapées et rejointoyées au ciment. Dans la nef apparaissent l'embrasure du portail sud aujourd'hui disparu et, au nord, un arc dont la fonction est incertaine. Le choeur est constitué de l'abside semi-circulaire et d'une travée droite, séparées par un arc doubleau dont les chapiteaux sont seulement épannelés. L'arc triomphal, en plein cintre, est porté par de simples pilastres à impostes chanfreinées. Il ouvre sur la travée d'avant-choeur qui porte la tour-clocher, et qui est couverte d'un berceau brisé qui résulte sans doute d'une réfection ; ses élévations conservent une partie des maçonneries en moellon équarris et, au sud, l'arc à petits claveaux d'une fenêtre qui a été condamnée par l'ajout de la chapelle au 19e siècle.