Église paroissiale
Notre-Dame
Église paroissiale Notre-Dame
Nouvelle-Aquitaine ; Lot-et-Garonne (47) ; Hautefage-la-Tour
Penne-d'Agenais
1830 D2 635 ; 2003 D2 991
En village
Limite 15e siècle 16e siècle
2e moitié 19e siècle
D'abord simple chapelle de dévotion élevée sur une fontaine réputée dès le Moyen Age pour ses vertus miraculeuses, Notre-Dame d'Hautefage a été construite vers la fin du 15e siècle, d'après Georges Tholin. Si cette datation semble conforme aux moulurations intérieures (bases de colonne torses notamment) , en revanche, le décor sculpté du portail nord semble plutôt datable du début du 16e siècle, époque de la construction de la tour épiscopale voisine, édifiée pour les della Rovere. La chapelle sud et la sacristie paraissent également plus tardives. Vidée de ses ornements au début des guerres de Religion, l'église devient paroissiale en 1595 par ordonnance de l'évêque Nicolas de Villars qui consacre l'autel en 1598. Elle est décrite en 1632 avec sa fontaine sous l'autel, toute voûtée et flanquée d'une chapelle dédiée à Saint-Louis (ou Saint-Eloi, selon une visite pastorale de 1668). Le presbytère attenant au sud date des 17e et 18e siècles. L'appentis devant l'entrée principale, figurant sur la lithographie publiée dans la Guyenne monumentale, est supprimé en 1866 puis remplacé par l'auvent actuel. Pour parer des mouvements de terrain provoquant des désordres à l'édifice, un contrefort est établi contre le mur pignon ouest vers le milieu du 19e siècle ; le projet de 1871 du directeur des travaux G. Belhomme, proposant de le renforcer et de reconstruire à neuf le pignon, ne paraît pas avoir été réalisé. Cependant, quelques travaux d'amélioration sont mentionnés en 1873, ainsi que des ouvrages d'embellissement en 1877 d'après un devis de l'architecte Adolphe Gilles. Suite à des problèmes de stabilité de la façade occidentale, la canalisation de la source a été améliorée en 1993 ; l'édifice est depuis en cours de restauration.
Calcaire ; pierre de taille ; moyen appareil
Tuile plate
Plan allongé
1 vaisseau
Voûte d'ogives
Toit à longs pans ; pignon découvert ; croupe polygonale
Eglise bâtie en pierre de taille calcaire de moyen appareil. La nef forme un vaisseau rectangulaire de 2 travées voûtées d'ogives, terminé par un chevet à pan-coupés couvert d'une voûte sexpartite. La chapelle sud est voûtée d'ogives. L'ample toiture de tuiles plates, à croupe polygonale et pignon découvert, abrite une charpente à chevrons formant fermes contreventées jusqu'au faîte, avec poinçon, jambettes et aisseliers et un étage de faux-entraits.
Sculpture ; sculpture (étudié dans la base Palissy)
Vigne, raisin, rinceau, putto, feuillage, armoiries, ange
Le portail principal est couronné d'un gable fleuronné encadré de pinacles. Les moulures des piédroits sont sculptées de rinceaux de vigne, de feuilles de chou, de branches écotées, ainsi que d'un putto grappillant du raisin. Des armoiries bûchées, vraisemblablement des della Rovere, portées par 2 anges, ornent le tympan. Les chapiteaux intérieurs ont fait l'objet d'une notice dans la base Palissy.
1921/05/17 : classé MH
IM47003391 ; IM47003401 ; IM47003393 ; IM47003390 ; IM47003394 ; IM47003395 ; IM47003402 ; IM47003397 ; IM47003396 ; IM47003398 ; IM47003399 ; IM47003400 ; IM47003392
À signaler
Charpente
Propriété de la commune
2003
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
2003
Beschi Alain
Dossier avec sous-dossier
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