Église paroissiale
Prieuré cure
Notre-Dame
Église paroissiale Notre-Dame, prieuré cure
Nouvelle-Aquitaine ; Lot-et-Garonne (47) ; Penne-d'Agenais
Penne-d'Agenais
Allemans
1830 Z 374, 375 ; 2003 YE 12
Isolé
Cimetière ; presbytère
1ère moitié 12e siècle
1ère moitié 17e siècle
Le prieuré d'Allemans, mentionné pour la première fois en 1164, dépendait de l'abbaye bénédictine de Sainte-Croix de Bordeaux. L'église qui a conservé l'essentiel de ses maçonneries romanes, est datable de la première moitié du 12e siècle par son portail, dont le décor sculpté est comparable à celui de Cazideroque (canton de Tournon, notice Palissy IM47003067) , et par les vestiges de métopes perforées du chevet ; cet élément permet de rattacher cette église à un groupe d'édifices de la limite de l'Agenais et du Quercy présentant cette caractéristique. Déjà décrite en mauvais état par le vicaire Jean de Vallier en 1551, l'église aurait été "entièrement rompu et desmoly" par les protestants selon le prieur Adrien de Lacroix, dans une enquête de 1572. L'abaissement des murs de la nef d'environ 2 mètres (trace de l'ancien rampant sur le clocher-mur) et la restauration du choeur (reprise) paraissent des travaux antérieurs au milieu du 17e siècle : en 1668, l'évêque Claude Joly décrit lors de sa visite pastorale un édifice certes mal carrelé mais entretenu, dont le choeur voûté éclairé par 2 fenêtres vitrées est blanchi ; avec 2 autres fenêtres éclairant la nef et le clocher surmontant l'arcade du choeur, l'édifice semble présenter ses dispositions actuelles. De la maison presbytérale ne subsistent en revanche que "quelques restes", que l'évêque ordonne de rétablir afin d'y loger le curé. En 1906, une colonne du portail est déjà manquante. Le presbytère, converti en habitation privée, a été restauré à la fin du 20e siècle.
Tuf ; pierre de taille ; moyen appareil ; brique
Tuile creuse
Plan allongé
1 vaisseau
Cul-de-four ; lambris de couvrement
Toit à longs pans ; pignon découvert ; appentis
L'église en bordure du Lot, précédée du cimetière au sud, est flanquée de l'ancien presbytère au nord et d'une remise en appentis à l'ouest, restaurés. Elle se compose d'une simple nef rectangulaire plafonnée, débouchant sur un choeur en abside plus étroit, voûté en cul-de-four. Le portail roman est percé au sud-ouest de la nef ; il est abrité par un porche. Le clocher-mur en brique sur l'arc-triomphal est ajouré de 2 baies campanaires. Les murs sont en pierre de taille de tuf de moyen appareil. 2 des métopes du chevet sont perforées et cernées de 2 filets concentriques.
Sculpture
Colonne, feuillage, rinceau, billette, enroulement
Le décor sculpté du portail en tuf est usé. Les chapiteaux sont sculptés d'ornements végétaux, en particulier de feuilles lisses à boules ; des rinceaux et des billettes ornent les tailloirs. La voussure est décorée d'un réseau de billettes très serré, le rouleau d'archivolte est orné de rinceaux.
Métopes perforées
IM47003603 ; IM47003604 ; IM47003605 ; IM47003601 ; IM47003602
À signaler
Propriété de la commune
2003
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
2003
Beschi Alain
Dossier individuel
Région Nouvelle-Aquitaine - Service du Patrimoine et de l’Inventaire, site de Bordeaux - 5, place Jean-Jaurès 33000 Bordeaux - 05 57 57 72 37