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Plateforme ouverte du patrimoine

Château

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château

Titre courant

Château

Localisation

Localisation

Nouvelle-Aquitaine ; Lot-et-Garonne (47) ; Saint-Sylvestre-sur-Lot

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Penne-d'Agenais

Lieu-dit

Ferrassou

Références cadastrales

1830 B2 476 ; 2003 B2 389, 393

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Chapelle

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 14e siècle (détruit) ; limite 15e siècle 16e siècle ; 1ère moitié 16e siècle ; milieu 17e siècle (détruit) ; 1er quart 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

3e quart 17e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1820

Commentaires concernant la datation

Porte la date

Auteur de l'édifice

Description historique

C'est à proximité d'une digue construite sur le Lot à la fin du 13e siècle, dite de Lamothe-Dessous, qu'une maison forte fut implantée vraisemblablement pour la famille de Pélissier, bourgeois de Penne et seigneurs péagers, mentionnés dans l'enquête de 1311 sur les usurpations commises au détriment du domaine royal. Des vestiges de cette résidence du début du 14e siècle paraissent subsister dans les parties basses du logis. La seigneurie de Ferrassou, détenue au 15e siècle par la famille de Laduguie, est vendue en 1476 à Jean de Podio Extremo (de Pechextrême) , avec "l'ostal e tor apelat de Ferrasso". De cette époque date vraisemblablement la reconstruction du corps de logis. La seigneurie passe dans les années 1490 entre les mains d'Antoine de Lustrac, pour qui la tour d'escalier hors-oeuvre fut vraisemblablement édifiée, à la fin du 15e ou au début du 16e siècle. Des traces de reprises dans la maçonnerie révèlent que le logis fut agrandi d'un nouveau corps adossé à l'escalier du côté sud, sans doute peu de temps après sa construction, d'après les traces de fenêtres encore visibles. La tour sur l'angle nord-est, datable par son décor Renaissance des années 1530-1540, fut peut-être élevée à l'occasion du prestigieux mariage en 1544 de Marguerite de Lustrac avec le Maréchal de Saint-André, selon Gilles Séraphin. Après l'acquisition en 1608 du château par Pierre de Masparrault, issu d'une riche famille de magistrats bordelais, d'importants travaux d'agrandissements sont effectués : le corps de logis est doublé en profondeur et une aile en retour est construite au nord, comportant notamment un corps d'entrée, des galeries superposées et une chapelle (visitée par l'évêque Claude Joly en 1668) ; une tourelle dominant le Lot porterait la date 1658 (non localisée). Durant la Révolution, la maîtresse-tour fut dérasée. Le domaine est acquis par Blaise de Lapeyrière en 1812, qui fait démolir vers 1818 l'aile nord et effectuer d'importants travaux de restauration et de décoration, donnant au château ses dispositions actuelles ; l'imposte en ferronnerie de la porte d'entrée daté 1820, marque l'achèvement du chantier.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Tuf ; pierre de taille ; moyen appareil ; calcaire ; moellon ; appareil mixte ; enduit d'imitation

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol ; 2 étages carrés

Typologie du couvrement

Voûte en berceau plein-cintre ; voûte d'ogives

Typologie de couverture

Toit à longs pans ; croupe ; toit en pavillon

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Le château établi sur la berge de la rive droite du Lot surplombe le cours d'eau, dont le niveau a été relevé d'environ 8 mètres lors de la construction du barrage de Villeneuve-sur-Lot. Les murs sont bâtis en moellon de tuf, équarri pour la tour d'escalier, mêlé à du calcaire pour la partie nord-ouest. Un enduit d'imitation simulant un appareillage de pierre de taille existait avant restauration. Le château se compose aujourd'hui d'un corps de logis rectangulaire perpendiculaire au Lot, sur caves voûtées en berceau et dominé par la tour d'escalier abritant au sommet une pièce voûtée d'ogives. La maîtresse-tour circulaire sur l'angle nord-est, défendue par une canonnière, est isolée par un fossé.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Pilastre, losange

Description de l'iconographie

Les croisées et demi-croisées de la tour nord-ouest sont encadrées par des pilastres à losanges couronnés de petits chapiteaux.

État de conservation (normalisé)

Restauré

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1973/04/11 : inscrit MH ; 1973/04/11 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

Les parties anciennes (à l'exclusion des deux tours classées) : inscription par arrêté du 11 avril 1973 ; la tour ronde ainsi que la tour carrée renfermant l'escalier à vis : classement par arrêté du 11 avril 1973.

Référence aux objets conservés

IM47003668 ; IM47003667

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Escalier

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété d'une personne privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Beschi Alain

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Nouvelle-Aquitaine - Service du Patrimoine et de l’Inventaire, site de Bordeaux - 5, place Jean-Jaurès 33000 Bordeaux - 05 57 57 72 37