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Plateforme ouverte du patrimoine

Usine de chaux de la Veurrière

Désignation

Dénomination de l'édifice

Usine de chaux

Titre courant

Usine de chaux de la Veurrière

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Angrie

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Candé

Lieu-dit

La Veurrière

Références cadastrales

1953 B3 410 à 417, 429 à 432

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Partie constituante non étudiée

Carrière ; four à chaux ; logement ; entrepôt industriel ; étable à chevaux

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 19e siècle ; 3e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1824 ; 1850 ; 1866

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Auteur de l'édifice

Description historique

Un premier four à chaux est construit en 1824 pour Ferdinand Cadorais, dans le pré de la Veurrière (cadastre 1832, section B parcelle 561, cadastre 1953, section B3 parcelle 417) , sur autorisation préfectorale (daté par source). Au cours du 3e quart du 19e siècle, l'usine se déplace de quelques dizaines de mètres vers l'ouest (cadastre 1953 section B3, parcelles 410 à 413) ; Charles de La Brosse-Flavigny y fait construire 3 fours, une maison et des entrepôts, en 1850 et 1866, et une machine à vapeur est installée en 1863 dans une carrière, au sud des fours (cadastre 1832, section B, parcelle 602) , servant à remonter la pierre. Le charbon servant à la cuisson provenait de Montrelais (44). À la fin du 19e siècle, la production de chaux atteignait 18500 hectolitres. En 1889, l'usine appartient à la Société des Fours à chaux de la Veurrière. Elle possède également les usines de chaux de la Fresnaie et du Four Saint-Pierre. La Société est déclarée en faillite en 1911 et la production de chaux s'arrête en 1913.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste ; moellon

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie du couvrement

Canonnière

Typologie de couverture

Toit à longs pans ; appentis ; pignon couvert

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie thermique ; produite sur place

Commentaire descriptif de l'édifice

Le premier four construit en 1824 pour Ferdinand Cadorais, était un four vertical, en tour, de petites dimensions, dont le gueulard de chargement était accessible par une courte rampe. Les archives indiquent qu'il était chauffé au charbon de terre ; il devait donc s'agir d'une cuisson continue à courtes flammes. Il produisait de la chaux pour l'agriculture et la construction. Ce four est détruit, seule en subsiste une partie de la rampe. Les 3 fours construits par Charles de La Brosse-Flavigny, sont englobés dans deux massifs de maçonnerie et sont reliés au relief sud par une longue rampe à parements maçonnés en moellons de schiste. Le premier massif correspond aux constructions des années 1850 et 1866. Le second massif, formant une extension du premier vers le nord-ouest, fut ajouté entre 1866 et 1889. Les fours verticaux, de 10 à 12 mètres de hauteur, possédaient probablement une robe en briques réfractaires et avaient chacun une capacité d'environ 80 mètres-cubes. Les gueulards s'ouvrent au sommet du massif et étaient chargés en pierre et en charbon grâce à des wagonnets circulant sur des rails. Après cuisson, la chaux était déchargée par les ébraisoirs couverts de voûtes en canonnières en plein-cintre. Les contreforts rayonnant ont été ajoutés pour contrecarrer la dilation des fours et consolider les massifs. Du côté est de la rampe, et s'appuyant contre elle, sont construits un logis pour le propriétaire, des logements d'ouvriers et des entrepôts. Au sud de la rampe et de la carrière (parcelle 415) , se trouvent d'autres entrepôts, logements et étable à chevaux. La machine à vapeur qui avait été installée dans la carrière sud en 1853 (cadastre 1832, parcelle 602) , était d'une puissance de 4 chevaux. En 1871, elle fut remplacée par une machine plus puissante, de 10 à 12 chevaux. L'exhaure de la carrière était assurée par un manège à chevaux remontant des tonnes remplies d'eau, dont l'emplacement est indiqué sur le plan accompagnant la demande d'autorisation pour l'installation de la machine à vapeur, en 1853, celle-ci assurant désormais l'épuisement et l'extraction.

État de conservation (normalisé)

Établissement industriel désaffecté

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1980/03/25 : inscrit MH

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Cussonneau Christian

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier individuel