Hôtel
Hôtel Dubois de Crancé
Bibliothèque
Hôtel Dubois de Crancé
Grand Est ; Marne (51) ; Châlons-sur-Marne ; 1 rue d'Orfeuil
Anciennement région de : Champagne-Ardenne
Châlons-en-Champagne centre
Orfeuil (rue d') 1
1826 F 303 ; 1981 BE 252
En ville
Milieu 17e siècle
Milieu 18e siècle ; 4e quart 19e siècle
Daté par travaux historiques ; daté par source
Attribué par source
Gargam Pierre (commanditaire) Legendre Jean Gabriel (habitant célèbre) Dubois de Crancé Germain (habitant célèbre)
Remploi provenant de : 51, Châlons-en-Champagne, église paroissiale Saint-Loup
Cet hôtel a, semble-t-il, été construit au milieu du 17e s. pour son premier propriétaire connu Pierre Gargam, trésorier de France. Au milieu du 18e s., Jean Gabriel Legendre, architecte, fait remplacer les allèges des fenêtres du 1er étage par des garde-corps. De nouveaux vantaux viennent également fermer la porte cochère. Les lambris de revêtement, encore visibles au 1er étage, peuvent avoir été réalisés à la demande de Legendre. En 1767, lorsque ce dernier quitte la ville, le bâtiment est vendu à Germain Dublois de Crancé, gouverneur de Châlons. En 1821, l'hôtel est acheté par la ville aux héritiers du général Godinot. La bibliothèque municipale est alors installée au 1er étage. En 1886, le comble à surcroît est aménagé en salle selon les plans de l'architecte de la ville Louis Ernest Collin. Lors de cet aménagement, les 2 lucarnes latérales sont créées en s'inspirant des 2 lucarnes anciennes. La forme du comble est aussi modifiée et les façades arrières reprises. La façade de l'église Saint-Loup, construite vers 1662, est remontée, également en 1886, dans la cour. L'hôtel a abrité la bibliothèque municipale jusqu'en 2001. Il conserve un dessus de porte, réalisé entre 1750 et 1770, seul vestige de la maison rue du Cloître, habitée par Mme Récamier lors de son séjour à Châlons en 1811-1812.
Calcaire ; bois ; pan de bois ; crépi
Ardoise
Sous-sol ; 1 étage carré ; étage en surcroît
Élévation à travées
Toit à longs pans brisés ; appentis
Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en charpente
Cette propriété était constituée, à l'origine, d'un corps de logis sur rue, d'une aile latérale à chaque extrémité de la façade postérieure, d'un bâtiment de communs séparant la cour de l'ancien jardin, d'une cour et d'un jardin qui allait jusqu'au Mau avant que celui-ci ne soit couvert. La façade antérieure est construite en pierre de taille calcaire, celle sur cour est en pan de bois crépi. La 1ère travée à gauche, qui reprend l'élévation de l'hôtel, appartient à l'hôtel de ville. L'hôtel comprend un sous-sol, un étage carré et un étage en surcroît, éclairé par 4 lucarnes. Le linteau des fenêtres de la façade antérieure est mouluré et saillant. Les fenêtres du rez-de-chaussée sont protégées par des grilles. Un portail, formé d'une porte cochère avec piétonne intégrée, s'ouvre sur un passage donnant accès à la cour. Le toit à longs pans brisés couvert d'ardoises repose sur une corniche en pierre moulurée et à denticules. L'escalier intérieur est tournant à retours sans jour. Le garde-corps, du 18e s., est un remploi et semble incomplet. L'hôtel conserve un parquet en forme d'étoile, des lambris de revêtement de style Louis XV et néo-classique ainsi qu'une cheminée en marbre de la 2e moitié du 18e s. Les ailes latérales sont en pan de bois crépi et comportent un étage carré avec fenêtres en arc segmentaire. Le toit en forme d'appentis est couvert d'ardoises.
Menuiserie ; sculpture ; sculpture (étudiée dans la base Palissy) ; ferronnerie
Ornement à forme architecturale ; ornement à forme géométrique ; ornement à forme végétale ; ornement à forme d'objet ; armoiries ; ornement : représentation humaine ; ornement à forme animale
Le portail, formé d'un arc plein-cintre avec agrafe représentant une tête fantastique, est en pierre à bossage continu à chanfrein. Il est encadré par des pilastres à chapiteau ionique et guirlande à motifs végétaux. Le fronton-pignon des lucarnes, sculpté d'un homme vert, est couronné d'un amortissement en forme de pot à feu. Les ailerons des lucarnes centrales sont ornés de motifs végétaux stylisés sortant d'une tête d'aigle. L'allège représente un cuir découpé avec feuilles, heaume et armoiries, mal discernables, des Dubois de Crancé (D'azur au chevron d'or, accompagné de trois glands de même, feuillés et tigés de sinople) qui ont été apposées au cours de la 2e moitié du 18e siècle. Le garde-corps, en fer forgé, de l'escalier est formé de volutes. Les lambris de revêtement, de style Louis XV, sont ornés de décor végétal, de coquilles... La façade de l'église Saint-Loup sera étudiée dans la base Palissy ainsi que la fontaine qui provient de la préfecture et qui se trouve dans l'ancienne salle de lecture.
1941/09/11 : classé MH partiellement ; 1932/08/02 : inscrit MH partiellement
Les façades antérieure et postérieure du corps principal ainsi que les toitures sont classées tandis que les autres parties sont inscrites y compris l'intérieur du corps principal.
IM51000883 ; IM51001265
Maison d'homme célèbre
Lucarne ; lambris
Propriété de la commune
2001
© Inventaire général
2002
Bonnet Claire ; Miguel Sandra
Dossier individuel
Conseil régional de Champagne-Ardenne - Service chargé de l'inventaire 3, rue du Faubourg Saint-Antoine 51037 Châlons-en-Champagne - 03.26.70.36.81