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Plateforme ouverte du patrimoine

Moulin à farine puis minoterie, dits les Grands Moulins de Saint-Baudelle ; puis silo

Désignation

Dénomination de l'édifice

Moulin à farine ; minoterie

Appellation d'usage

Grands Moulins de Saint-Baudelle

Destination actuelle de l'édifice

Silo

Titre courant

Moulin à farine puis minoterie, dits les Grands Moulins de Saint-Baudelle ; puis silo

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Mayenne (53) ; Saint-Baudelle

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Mayenne

Canton

Mayenne Ouest

Lieu-dit

Le Moulin de Saint-Baudelle

Références cadastrales

1819 B 36, 189 à 191 ; 1985 AC 78, 79, 99, 109a, 111, 112, 116, 117, 143, 144, 148

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Mayenne (la)

Partie constituante non étudiée

Maison ; logement patronal ; logement d'ouvriers ; entrepôt industriel ; magasin industriel ; remise ; étable à chevaux ; étable à vaches ; toit à porcs ; poulailler

Nom de l'édifice

Site d'écluse de Saint-Baudelle

Références de l'édifice de conservation

IA53000477

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1862

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Auteur de l'édifice

Description historique

Un moulin est attesté à Saint-Baudelle sur la rive droite de la Mayenne depuis le 17e siècle. La canalisation de la rivière ne devait pas, selon un premier projet, entraîner sa disparition. Les dispositions définitives du nouveau barrage à écluse ont finalement nécessité sa destruction. Sa reconstruction, une dizaine de mètres en aval, autorisée par l'administration à son propriétaire Michel Malvault le 13 août 1861, a été menée à bien en 1862. En 1876, la mouture était assurée par sept paires de meules actionnées grâce à deux roues verticales. Celles-ci déployaient en 1917 une force motrice de 100 chevaux, permettant une production journalière évaluée à 140 quintaux. Le moulin a été partiellement détruit en 1931 par un incendie qui a mis fin à son activité . Privé de sa grande roue (du large) et de son dernier étage, il a été loué en 1936 par Fernand Gorguet à Gaston Millet qui l'a sous-loué à la coopérative des agriculteurs de la Mayenne. Celle-ci l'a utilisé pour le stockage de céréales, de compléments alimentaires pour les animaux (notamment de tourteaux de soja et d'arachide) et de fournitures pour l'agriculture (engrais, ficelle). Il est désaffecté depuis 1985.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granite ; moellon ; enduit ; béton ; bois

Matériaux de la couverture

Ardoise

Description de l'élévation intérieure

Étage de soubassement ; 3 étages carrés ; comble à surcroît ; étage en surcroît

Typologie de couverture

Toit à longs pans ; pignon couvert ; croupe

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie hydraulique ; roue hydraulique verticale

Commentaire descriptif de l'édifice

Placé sur la rive opposée à celle de l'écluse, le moulin de Saint-Baudelle était doté avant l'incendie de 1931, de trois étages et d'un d'un toit à croupe. Il ne conserve plus que deux étages carrés et un comble à surcroît, surmonté d'un toit à longs pans. Les deux coursiers sont apparemment alimentés par un unique canal d'alimentation couvert. Ils se raccordent en aval par deux ouvertures cintrées de tailles différentes sur un canal de fuite également unique mais découvert. La grande roue du large (à l'est) a disparu. Par contre la petite roue de rive (à l'ouest) subsiste, séparée du reste du rez-de-chaussée par les murs de sa cage. C'est une roue verticale en-dessous dont l'arbre métallique porte 11 bras triples et 44 aubes en bois. Il commande le mécanisme de transmission contenu dans la poquerie, que délimite un bahut de plan semi-circulaire sur lequel prennent appui de hautes colonnes en fonte destinées à soutenir le plancher. Au premier étage, seule une paire de meules est encore en place, recouverte par son coffre en bois, les archures, et surmontée par un conduit, une trémie et un auget qui amenaient le grain vers son oeil. Le comble contient dans sa partie est une série de petites pièces de stockage à parois de bois, desservies par un couloir central, qui ont été aménagées après 1936. Plusieurs dépendances du moulin forment un alignement continu de bâtiments, situés perpendiculairement à lui à l'ouest. L'acte de vente de 1925 d'Eugène Quentin à Fernand Gorguet permet de connaître leurs fonctions. Du nord au sud se succédaient : la construction servant au stockage du blé et de la farine, reliée au deuxième étage du moulin par une passerelle métallique ; une remise et un grenier à fourrage remplacés par un bâtiment en béton et en bois doté au rez-de-chaussée d'un passage pour les véhicules ; l'écurie et un logement d'ouvrier ; le logement du meunier, posé sur un étage de soubassement qui servait d'étable et de cave. Le petit édifice carré, à l'est de l'entrée de la cour, abritait les bureaux. Hors du périmètre de la cour, au nord, se trouve l'ancienne maison du propriétaire du moulin, de plan rectangulaire, à un étage carré et un étage en surcroît et toit à croupe. Son côté est était monumentalisé par la présence d'un portail (transformé en fenêtre) , surmonté par un balcon galbé en fer. Elle est longée au sud par un chemin condamné, où s'élève un puits couvert en cul-de-four. Plus au nord, deux bâtiments contigus étaient occupés par une porcherie, un poulailler et une remise. Ils sont remplacés par une maison qui réutilise certains de leurs murs.

État de conservation (normalisé)

Établissement industriel désaffecté

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2001

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Foisneau Nicolas

Typologie du dossier

Sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources 1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70