Enceinte
Enceinte urbaine (Vannes)
Bretagne ; Morbihan (56) ; Vannes
Vannes
1980BS, BR non cadastré
Ouvrage d'entrée ; porte de ville ; tour ; mur défensif ; château ; courtine
Antiquité ; Moyen Age ; Temps modernes
Attribution par source ; attribution par source
Vers le milieu du 3e siècle, Vannes, (Darioritum) installée à l´origine sur la colline de Boismoreau, construit une première enceinte urbaine sur la colline avoisinante du Méné (du breton menez qui signifie montagne) pour se protéger des menaces d'invasion. Pendant plusieurs siècles, le tracé de l´enceinte reste le même. Son tracé est relativement connu dans la partie nord : il longe la rue Thiers, la rue Francis Decker, la rue de Closmadeuc et la rue du Mené dans des jardins publics et privés et derrière plusieurs magasins. Il demeure plus incertain au sud. Les chercheurs considèrent aujourd'hui qu'il devait longer les limites nord et ouest de l'actuelle place des Lices ; formant un angle près de l'ancienne chapelle des Lices, il continuait vers le nord jusqu'à la rue Saint-Salomon à travers la rue Noé. Cinq portes donnent alors accès à l'intra-muros : Saint-Patern et Saint-Salomon, les portes du Bali, Saint-Jean et Mariolle. Vers 1370, son agrandissement est décidée vers le sud par Jean IV avec la construction du château de l'Hermine dans les années 1380 qui s'appuie sur elle. Les travaux durent jusque dans les années 1395 par la construction des murailles ouest près des Cordeliers. La nouvelle enceinte s'ouvre au sud de 2 portes, celles de Calmont et de Gréguennic et se dotent de tours vers le milieu du 15e siècle (tour du bourreau, tour Poudrière, tour Joliette).A la fin des années 1580, à l'époque des guerres de religion, la ville entreprend le renforcement de son enceinte par l'édification de plusieurs bastions (Gréguennic, Brozillay, Haute-Folie ...puis la Garenne). Dans le même temps, une ouverture supplémentaire est percée au sud pour desservir le quartier du port. C'est la future porte Saint-Vincent. De 1650 à la Révolution, l'enceinte fait l'objet d'aménagements destinés à faciliter la circulation de la ville avec les faubourgs environnants : percements des portes Poterne et Saint-Jean, restauration de la porte Saint-Vincent. Elle répond ainsi aux besoins d'agrandissements nés de l'installation à Vannes du Parlement de Bretagne entre 1675 et 1689 et de l'arrivée d'une dizaine de couvents qui s'édifient hors les murs. Cette époque voit aussi l'afféagement de certaines parties des remparts devenus obsolètes. Les douves sont comblées et les fortifications morcelées et vendues à des particuliers qui construisent leurs maisons par-dessus.A la fin du 18e siècle et dans le courant du 19e siècle, les percements de nouvelles rues et le manque d'entretien des bâtiments entrainent la démolition partielle de certaines murailles et de portes. Ainsi la porte Prison est partiellement détruite en 1886. Son classement en 1912 empêche sa destruction totale et inaugure une politique de protection du linéaire des remparts qui est aujourd'hui quasi intégrale. La mise en place du plan de sauvegarde et de mise en valeur est depuis 1982 un nouvel outil pour la protection des remparts dans l'emprise du secteur sauvegardé. Depuis 20 ans, de nombreuses parties de muraille ont pu être dégagées à l'occasion de ventes et de chantiers de restauration.
Granite ; pierre de taille ; brique ; moellon ; granite ; moellon
Ardoise
Système bastionné
Sous-sol ; 3 étages carrés ; étage de comble
Escalier dans-oeuvre : escalier droit, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie
"Enceinte de forme irrégulière flanquée de tours et de bastions avec portes cochères et piétonnes et courtine dotée de machicoulis. La première enceinte est de forme triangulaire et d'un périmètre de 980 mètres environ. Elle couvre une superficie de cinq hectares sur un promontoire rocheux environné à l'origine de marécages. Plusieurs segments de ce castrum antique subsistent encore aujourd'hui dans des jardins privés et près de la tour Joliette, rue Francis Decker. Les murs de ce castrum présentent un appareil fait d'une alternance de petits moellons et de rangées de brique. Cette muraille devait comporter un certain nombre de tours et de portes défensives qui ont disparu, remplacées par les tours et les bastions existants qui datent des aménagements postérieurs à l'extension de l'enceinte entreprise vers le sud. Les différents parements observés des tours et des courtines de la nouvelle enceinte témoignent des arrêts et des reprises de sa construction. La nouvelle enceinte qui porte la superficie de la ville "intra muros" à dix hectares comprenait aussi un certain nombre d'ouvrages défensifs dénommés barbacanes élevés à cette époque en vue de protéger les portes particulièrement exposées à l'ennemi et rendues plus vulnérables aux progrès de l'artillerie à feu. Face à ces derniers, les nouvelles tours voient l'apparition de nouveaux dispositifs d'artillerie à feu, en même temps, que les portes pourvues à l'origine de simples herses à contrepoids, se dotent de pont-levis à flèches."
inscrit MH ; classé MH ; classé MH ; classé MH ; classé MH ; classé MH ; inscrit MH ; inscrit MH
Tour Trompette et partie des remparts (cad. K8 1824) : inscription par arrêté du 23 mai 1927 ; tour dite Tour des Filles et portion des anciens remparts lui faisant suite vers l'Est (cad. K 1662p, 1663) : classement par arrêté du 29 juillet 1927 ; partie des remparts, dont la Tour Joliette (cad. K 1712, 1724) : classement par arrêté du 16 mai 1928 ; terrains compris entre les remparts, la rue Porte-Poterne et le ruisseau de la Garenne (cad. K8 1746, 1741, 1742) : classement par arrêté du 28 juillet 1928 ; partie des remparts (cad. K 1705) : classement par arrêté du 15 janvier 1942 ; partie des remparts allant de la Porte-prison à la Porte Saint-Jean (cad. K8 1630, 1631, 1633 à 1636, 1678) : classement par arrêté du 26 novembre 1956 ; tour Poudrière et parties attenantes des remparts (cad. K8 1730 à 1732) : classement par arrêté du 26 novembre 1956 ; Partie des remparts allant du bastion Notre-Dame à la rue Saint-Salomon (cad. K8 1601, 1586, 1587, 1576, 1577, 1546 à 1548) : classement par arrêté du 26 novembre 1956 ; Bastion dit Eperon de la Haute-Folie ; bastion dit de Gréguenic et sa porte ; courtine reliant ces deux bastions (cad. K8 1876, 1877, 1861, 1863) : inscription par arrêté du 7 mars 1958.
À signaler
Bastion ; porte de ville ; courtine
Secteur sauvegardé. Malgré les destructions du 19e siècle, Vannes a su garder les trois quarts de ses remparts développés à la fin du 14e siècle au sud du castrum gallo-romain. C'est l'une des villes bretonnes dont l'enceinte urbaine est la mieux conservée.
Propriété publique ; propriété privée
2000
(c) Inventaire général ; (c) Ville de Vannes
2000
Le Pennec Christophe ; Danet Gérard ; Herbaut Claudie ; Lainé Claire ; Toscer Catherine
Dossier avec sous-dossier
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