Hôtel
Dit de Roscanvec
Hôtel de voyageurs ; banque ; école ; musée
Hôtel de Roscanvec, anciennement maison Cocheteau, puis hôtel de Roscanvec, puis hôtel de voyageurs de France, puis banque Verge, puis cours Françoise d'Amboise, puis musée d'histoire naturelle, 19 rue des Halles (Vannes)
Bretagne ; Morbihan (56) ; Vannes ; Halles (rue des) 19
Vannes
Halles (rue des) 19
1807I3 1162, 1163 ; 1844K8 1973, 1960, 1971 ; 1980BS 36, 254
En ville
Cour ; jardin ; puits ; dépendance
2e moitié 15e siècle ; 4e quart 17e siècle ; milieu 18e siècle
1ère moitié 19e siècle ; 1ère moitié 20e siècle
Attribution par source ; attribution par source
Maceot de Roscanvec (propriétaire)
Hôtel construit à la fin du 17e siècle sur la base d'une ancienne maison mentionnée dans le rentier de 1455 et appartenant 'à la femme et enffans feu Jehan Cocheteau', dont on ignore la date de construction. La cheminée qui subsiste au rez-de-chaussée revêt cependant les caractères architecturaux de la 2e moitié du 15e siècle, de même que l'ancienne fenêtre sud-est (devenue porte), sans doute cheminée et fenêtre de la salle : peut-être fut-il vendu à la suite du décès de Cocheteau et reconstruit peu après par le propriétaire suivant.Il pourrait être des Macéot de Roscanvec dont l'hôtel tire son nom, Henry faisant aveu en 1540 pour la 'maison, étables, jardin, cour et puy dessus', qu'il a échangé avec Messire Ollivier Lollicart, chapelain de la chapellenie de Saint-Julien. En 1620, l'hôtel passe par mariage à Pierre de La Landelle, marié à Isabelle Maceot de Roscanvec. Cependant, la reconstruction de l'hôtel est plutôt redevable à son fils Jean qui en hérite en 1673. Dans la réformation de 1677, la maison qui est déclarée en ruine correspond pour ce qui est des dimensions au logis mentionné en 1455. Au décès de Jean de La Landelle en 1690, l'édifice n'est plus décrit dans les différents actes successoraux comme une maison en ruine mais correspond à l'hôtel actuel avec cuisine et salle au rez-de-chaussée, salon et chambres à l'étage, chambres dans l'étage de comble. Ce qui nous permet de situer la date de reconstruction entre 1677 et 1690.Le 18e siècle est l'occasion d'une grande campagne de travaux d'après les caractéristiques architecturales de l'édifice : un corps d'escalier en retour postérieur est ajouté, l'ensemble des ouvertures du grand corps de logis sont reprises au goût du jour, à l'exception des lucarnes en calcaire. Le décor intérieur est également repensé.L'hôtel ne figure pas sur le plan d'alignement de 1840, en raison de son retrait de la rue.Le petit corps en retour au nord-est édifié pour les latrines avant 1844, est détruit à la fin 20e siècle, lorsque l'hôtel est acquis par la ville.Au nord de la cour, est édifié, en remplacement d'un bâtiment dépendant d'une autre maison de la rue des Halles sur le plan de 1844, un bâtiment secondaire vers 1920-1930 ainsi qu'un bâtiment d'école à étage sur le jardin pour l'école Françoise d'Amboise, tenue par les Ursulines, qui s'y installent en 1914 avant d'en devenir propriétaires en 1927 où elles créent d'abord la pension Notre-Dame, puis le cours Françoise d'Amboise. Le bâtiment est construit sur les plans de l'architecte Joseph Caubert de Cléry par l'entreprise Groleau en 1933. En remplacement des écuries, est reconstruit au sud-est de la cour un autre bâtiment à vocation scolaire durant cette même période. Cette école faisait suite à des destinées diverses tout au long du 19e siècle, d'hôtel de voyageurs à banque.
Granite ; enduit
Ardoise
1 étage carré ; étage de comble ; sous-sol
Élévation à travées
Toit à longs pans brisés
Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente ; escalier dans-oeuvre : escalier droit, en maçonnerie
L'hôtel de Roscanvec est édifié en retrait de la rue des Halles entre cour et jardin postérieur ; entre la rue et la cour, le passage est marqué par une large arcade charretière en plein cintre. De plan simple en profondeur, l'hôtel enduit développe une façade à travées sur cour, à 1 étage carré et étage de comble. Les deux travées externes sont irrégulières : au nord, deux ouvertures témoignent de l'étroite aile en retour disparue, qui abritait selon l'acte de 1694, une remise en retour surmontée de deux petits cabinets. Au sud, une fenêtre modifiée pourrait masquer l'ancien passage vers les cabinets surmontant les écuries.L'hôtel est en partie doublé à l'ouest d'un corps en retour abritant l'escalier et une pièce de même surface. L'escalier, à retours avec jour, en charpente, possède une rampe tournante à balustres en bois tourné dont le départ est sculpté d'acanthes. Le jardin est limité à l'ouest par le mur de la première enceinte surplombant la parcelle de l'ancien couvent des Cordeliers. Il communique avec l'hôtel dit Château-Gaillard.
Menuiserie
Acanthe
Le départ de la rampe d'escalier est sculpté d'une acanthe.
Secteur sauvegardé
À signaler
Cheminée
Les documents d'archives portent également sur les deux maisons situées à droite et à gauche du portail d'entrée de l'hôtel anciennes propriétés des de Landelle avant leur vente en 1742.
Propriété publique
2001
(c) Inventaire général ; (c) Ville de Vannes
2008
Herbaut Claudie ; Toscer Catherine ; Lainé Claire ; Mauvais Marion ; Danielo Julien
Sous-dossier
Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35