Immeuble
Immeuble, 26 rue Saint-Vincent (Vannes)
Bretagne ; Morbihan (56) ; Vannes ; Saint-Vincent (rue) 26
Vannes
Saint-Vincent (rue) 26
1844 K8 1806 ; 1980 BS 124 ; 1807 I 1231, 1232, 1233
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2e quart 19e siècle
1er quart 20e siècle
Attribution par source ; attribution par source ; attribution par source ; attribution par source
Keralbeaux de (propriétaire) ; Jubier Jean-Marie (propriétaire) ; Druelle Georges (propriétaire)
Immeuble mitoyen de l'hôtel de Marboeuf figurant sur les anciens plans cadastraux de 1807 et 1844, ainsi que sur le plan des ruines de l'ancien château de l'Hermine de 1797, où il appartient à M. de Keralbeaux. L'immeuble est en 1840 (AM Vannes 1O216) la propriété de Jean-Marie Jubier, dit vitrier-peintre à Vannes qui détient un droit de passage dans la cour de monsieur de Lamarzelle, alors propriétaire de l'hôtel de Marboeuf. Le sieur Jubier fait une demande en février 1840 au maire de Vannes pour la reconstruction de sa maison décrite dans les courriers en deux parties. En octobre 1840, il sollicite à nouveau l'administration pour établir un socle en saillie de 22 centimètres pour placer des devantures à la maison qu'il vient de construire. Quelques années plus tard, en mars 1848, c'est une autre demande d'alignement formulée par le sieur Jubier pour reconstruire une maison attenante à celle qu'il habite. Les matrices cadastrales indiquent bien la démolition partielle de la maison qu'il veut reconstruire sur les parcelles J 1232-1231 ; la reconstruction qui suit correspond sans doute aux deux travées sud qui sont plus récentes sur le plan architectural que les autres parties de la maison. La confrontation des plans d'archives montrent aussi que ces deux travées sud sont reconstruites sur l'emplacement de la baraque édifiée en 1774 pour monsieur Liard en bordure de l'étang des Lices visible sur le plan des ruines de l'ancien château de l'Hermine dressé en 1797. Cette reconstruction va de pair avec l'édification d'un corps supplémentaire en façade postérieure qui entraine l'élargissement du bâtiment d'origine et la création d'un nouvel escalier. Les ouvertures des quatre travées de la partie nord ont été reprises dans la fin du 19e siècle. En 1901, l'architecte Joseph Caubert de Cléry dresse un devis pour exécuter un escalier en châtaignier dernière travée nord à l'intention de monsieur Druelle qui tient un commerce de mercerie, bonneterie et chaussures. Encore enduit au début du 20e siècle, l'immeuble a été désenduit dans les années 1960. Sa récente restauration
Granite ; moellon ; granite ; pierre de taille ; brique
Ardoise
2 étages carrés ; étage de comble
Élévation à travées
Toit à longs pans ; toit à longs pans brisés ; croupe ; noue
Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente
Immeuble édifié en alignement de rue, doublé par un autre corps en bordure de l'étang des Lices. L'immeuble donne à l'est sur la cour de l'hôtel de Marboeuf et sur l'emplacement de l'ancien étang des Lices. Présence d'une corniche en calcaire.
En alignement de rue
Secteur sauvegardé
Du bâtiment d'origine, il ne reste presque rien, puisque les parties sud et postérieures et l'ensemble des façades sont reconstruites ou reprises au cours du 19e siècle. Cependant, les travaux de restructuration actuels montrent l'étroitesse des foyers de cheminée aujourd'hui visibles dans la partie ancienne (nord) ce qui incite à ne pas dater l'édifice antérieurement au 18e siècle, d'autant que le bâtiment n'est pas mentionné dans la réformation de 1677.
Propriété privée
2009
(c) Région Bretagne ; (c) Ville de Vannes
2009
Toscer Catherine ; Lainé Claire ; Danielo Julien
Sous-dossier
Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35